ARTISTE:

OORT

(FRANCE)
TITRE:

OORT

(2010)
LABEL:

AUTOPRODUCTION

GENRE:

ROCK PROGRESSIF

TAGS:
Théatral
""
ABADDON (28.09.2010)  
2/5
(1) Avis des lecteurs (0) commentaire(s)

Les premières ébauches de l’album éponyme du groupe Oort datent d’avril 1994 ! Contraint par de nombreux changements de line-up de différer sans cesse la parution de leur opus, les Bretons ont eu le temps de peaufiner leur style...

Soit donc un quintet de copains dans une formation assez classique (le chanteur, Jean-Luc Spehner, officie également à la flûte), qui s’est adjoint pour certains titres le concours d’un violoniste (Yann Emery, sur Le Ciel se vide et Echo Sans Retour). Le style évolue dans un registre progressif où le chant tient la première place, avec des textes d’orientation poétique.

Côté musique, les arrangements aériens sont plutôt de mise, même si le groupe ne rechigne pas à s’aventurer dans les rythmes plus rock (Choc, ou la section médiane de Le Ciel Se Vide). Le son est très propre, avec notamment un travail très précis à la batterie, et la mise en place des lignes d’accompagnement fait preuve d’un grand soin. Côté solos et envolées instrumentales, les amateurs resteront plus sur leur faim, Oort préférant privilégier la répétition des lignes musicales en les agrémentant (une sorte de transe planante, en somme) plutôt que de dégager de vastes soli ; la fin du Ciel se Vide est assez démonstrative à ce sujet, avec une guitare plaçant des fioritures assez en arrière : pas désagréable, mais manquant finalement d’envolées.

Côté chants et textes, la situation est plus complexe. Indéniablement, Oort doit beaucoup de son originalité à la personnalité de son chanteur. Son timbre clair rappelle celui de Roger Hogdson, ou celui de certains chanteurs néerlandais (Erwin Boerenkamps de Ricocher) ou belges (Bart Schram de Mindgames), avec ce côté un peu théâtral qui peut soit plaire, soit agacer.

Les textes quant à eux versent dans la poésie française, avec une recherche affectée qui finit par prêter à sourire ; sans nier la somme d’implication et le travail d’écriture, une simplification des propos serait fort profitable à l’écoute. Passe encore qu’il soit largement sujet d’amour, de corps énamourés, d’élans voluptueux, transparences enivrantes, etc... Choc fait exception en la matière, avec son propos plus socialo-politique, mais si on le rapproche de l’excellent On Nous Ment Comme On Respire du dernier Lazuli qui discourait sur un sujet voisin, on peut mesurer le gouffre qui existe. Oort a en effet la maladresse d’abuser des grandes phrases creuses et aphorismes à petit budget : “les anges ouvrent les pages de l’espace, balancent sur leurs ailes les bouts de temps qui passe” “A quoi sert de longer les murs si ton corps est dur comme le roc ?” “On ressent tous quelque chose mais on attend tous autre chose du temps” . Tous ces propos, assez abscons et difficiles à suivre sur tout un titre, chantés -très justement- avec force maniérisme rendent l’écoute rapidement irritante. Dommage, car le timbre de Jean-Luc Spehner paraît très adapté à porter les mélodies, mais c’est le texte bavard qui a été privilégié dans ce premier album.

Avec les qualités “d’ambiances” qui sont les siennes, et avec une réorientation dans la manière de placer ses textes, Oort aurait le potentiel pour nous délivrer un bon opus. Ici, le groupe s’est perdu dans un verbiage pseudo-intellectuel et l’auditeur en ressort courroucé et vaguement frustré... Dommage...


Plus d'information sur



GROUPES PROCHES:
LIKE WENDY, YES


LISTE DES PISTES:
01. Les Faubourgs De L'ivoire - 8:05
02. Chambre 23 - 9:19
03. Fly - 6:31
04. Le Ciel Se Vide - 12:05
05. Premier Souffle - 6:12
06. Théâtre - 7:34
07. Choc - 10:50
08. Echo Sans Retour - 4:55

FORMATION:
Arnaud Tizon: Batterie
Florian Motteau: Guitares
François Albert: Basse
Jean-Luc Spehner: Chant / Flûte
Olivier Martin: Claviers
   
(1) AVIS DES LECTEURS    
TONYB
28/09/2010
  0 0  
3/5
Je trouve mon collègue Abaddon bien sévère avec cet album : la musique est de bon niveau, et les ambiances qui en découlent vous emportent rapidement vers une douce rêverie. On pourrait rapprocher ce style des (autres) bretons de Saqqarah.
C'est plutôt bien carossé, et si j'avais un reproche à formuler, ce serait sur quelques longueurs ici et là, mais rien de rédhibitoire.
Côté chant et textes ? Nous avons ici un chanteur avec un timbre particulier, porté vers les aigus, et QUI CHANTE JUSTE ... ce qui n'est pas toujours le cas sur des productions du même acabit.
Les textes ? Mais qui se soucie des mièvreries racontées par moult groupes s'exprimant en anglais qui ? OK, même si on n'apprécie guerre cette poésie quelque peu ampoulée, il suffit de faire abstraction du contenu pour se concentrer sur le côté mélodique (ce que nous faisons quand il s'agit de groupe anglais), pour que cet album procure finalement beaucoup de plaisir.


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LECTEURS:
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STAFF:
2.5/5 (2 avis)
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