ARTISTE:

SONIC SYNDICATE

(SUÈDE)
TITRE:

WE RULE THE NIGHT

(2010)
LABEL:

NUCLEAR BLAST

GENRE:

METALCORE

TAGS:
Growl
""
NOISE (04.08.2010)  
2/5
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4ème album pour Sonic Syndicate, groupe suédois né en 2002 du côté de Falkenberg et qui a vu sa côte très rapidement monter en flèche avec ses deux premiers albums, "Eden Fire" (2005) et surtout "Only Inhuman" (2007). Il faut dire que la musique du groupe des trois frères Sjunnesson est complètement dans l’air du temps. Sonic Syndicate propose en effet un death métal mélodique à la suédoise dans l’esprit d’un In Flames ou d’un Soilwork mais avec la touche métalcore à l’américaine, entre Caliban, Killswitch Engage ou encore Bullet For My Valentine, avec deux chanteurs en son sein pour les deux styles vocaux.

Avec son précédent album, "Love And Others Disasters" (2008), le groupe avait un peu calé, ayant du mal à évoluer dans un style très encombré et guère imaginatif. Pour ce nouveau disque, il a vu le départ de son chanteur voix claire, Roland Johansson, qui a été remplacé par Nathan James Biggs. Et pour présenter ce dernier, un single, "Rebellion", avec deux nouveaux titres, a vu le jour fin 2009, montrant un groupe plus posé, toujours dans une veine métalcore mais plus commerciale et sans vraiment convaincre. Car le titre principal de ce single, "Burn This City", que l’on retrouve d’ailleurs sur ce "We Rule The Night", est presque une caricature de la scène métalcore moderne avec un chant dit extrême peu convaincant, se résumant à un braillement et surtout un chant clair très commercial, comme pour attirer plus facilement des jeunes auditeurs. De plus, le tout sonnait très classique, sans trop d’idées, à la croisée de Soilwork et de Caliban. De fait, on peut clairement se demander si Sonic Syndicate n’a pas déjà tout dit et n’est plus finalement qu’un jouet marketing, certes efficace, de sa maison de disques et appât à auditeurs jeunes en manque de sensation.

Le constat de l’album ne sera finalement pas aussi négatif mais Sonic Syndicate, malgré quelques petites évolutions, semble coincé dans un schéma assez clair, trop violent pour les jeunes branchés et bien trop mollasson et formaté pour les amateurs de death métal. D’ailleurs "Beauty And The Freak", le titre d’ouverture, ressemble à une mauvaise blague tant il singe la scène suédoise, et In Flames en particulier, sans imagination ni idées, déjà maintes fois entendu depuis des années avec un chant clair très poseur et un chant rugueux peu convaincant, encore une fois à la limite du braillement. Heureusement, le constat s’améliore un peu par la suite : "Revolution Baby" est plus efficace, avec un bon riff et un chant extrême plus puissant. Seul le chant clair de Nathan fait peine à entendre tellement il est passe partout, comme si ce dernier avait été engagé juste pour ramener au groupe une frange de fans amatrices d’émo et de groupes plus sages comme Bullet For My Valentine. Avec "Turn It Up", le groupe s’éloigne un peu des canons In Flames en saupoudrant sa musique de quelques boucles électroniques et le résultat est assez bon, en tout cas très dansant et entraînant avec un refrain très efficace.

Par la suite, en mettant bien sur de côté le single "Burn This City", le groupe nous propose par exemple des ballades acoustiques s’énervant juste un peu sur les refrains, et force est de constater que malgré l’aspect hautement commercial de l’histoire, il s’en tire plutôt pas mal. "My Own Life" et "Miles Apart" sont taillés pour la voix de Nathan, nettement meilleur dans ce contexte, dans une veine très rock américain à la Nickelback, assez loin du métalcore. Et finalement, Sonic Syndicate se montre à l’aise dans ce genre, ouvrant des pistes pour l’avenir en arrêtant de singer In Flames et Soilwork. Nous sauverons également un ou deux titres dans le reste du disque, comme "Black And Blue", titre métallique intéressant et accrocheur mettant surtout le chant clair à l’honneur, disposant d’un riff efficace et d’un refrain taillé pour cartonner en concert et dans les charts, Nathan s’y montrant plus inspiré qu’en début d’album. " Plans Are For The People" est un titre plus recherché qui a tout du tube en puissance avec son riff principal de guitare instantané et irrésistible. De plus les deux chants sont enfin complémentaires, notamment sur un excellent refrain. Malheureusement, le groupe retombe dans ses travers en fin d'album avec des titres très formatés et sans idée ni envie, le tout étant un peu paresseux à l’image d’un "Leave Me Alone" qui ne décolle jamais, ou de "Break Of Day", malgré l’apport de quelques sons plus électroniques.

"We Rule The Night" confirme donc que Sonic Syndicate se cherche en étant généralement peu à l’aise dans un métalcore très formaté. Paradoxalement, il est plus à l’aise loin du métalcore quand il innove un peu, avec quelques sons électro ou sur les ballades acoustiques. En tout cas, dans une scène en mutation et qui ne pardonne rien, nous conseillerons au combo suédois de vite se trouver une identité forte sous peine de disparaître assez rapidement du haut de l’affiche.


Plus d'information sur http://www.sonicsyndicate.com/





LISTE DES PISTES:
01. Beauty And The Freak (03:32)
02. Revolution, Baby (03:24)
03. Turn It Up (03:38)
04. My Own Life (03:47)
05. Burn This City (03:29)
06. Black And Blue (03:29)
07. Miles Apart (03:39)
08. Plans Are For The People (04:11)
09. Leave Me Alone (03:56)
10. Break Of Day (03:20)
11. We Rule The Night (04:00)

FORMATION:
John "Runken" Bengtsson: Batterie
Karin Axelsson : Basse
Nathan J Biggs: Chant
Richard Sjunnesson : Chant
Robin Sjunnesson: Guitares
Roger Sjunnesson: Guitares
   
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