ARTISTE:

TOYZ

(FRANCE)
TITRE:

CARTE BLANCHE

(2009)
LABEL:

BRENNUS

GENRE:

HARD ROCK MELODIQUE

TAGS:
FM
"Balancez aux orties vos préjugés sur le Hard Français, puis écoutez ce disque qui ne doit absolument pas passer inaperçu"
LYNOTT (07.09.2009)  
4/5
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Il y a ceux qui encensent tout ce qui est tricolore car il faut aider la patrie, d’autres au contraire qui cassent allègrement tout ce qui sent la baguette sous le bras (je n’ai pas dit « ceux qui sentent la baguette sous les bras »). Mais ne critiquons pas ces extrêmes attitudes trop rapidement car il est exact que chroniquer un disque français n’est pas forcément chose aisée. Tomber dans un de ces travers est assurément un risque indéniable pour celui qui ne parvient pas à faire abstraction de la nationalité des baladins proposant l’œuvre à chroniquer.

Toyz ne cherche pas à brouiller les pistes, car même si l’interprétation des chansons est en langue shakespearienne et que les titres des morceaux vont de pair, le nom de l’opus est bien d’chez nous : « Carte Blanche », difficile de se fourvoyer.

Cependant, à l’écoute des 11 titres de ce disque (plus un "ghost track", mais nous y reviendrons), le chroniqueur, même averti, ne reconnaîtra pas avec immédiateté la ‘‘French Touch’’. Pour vous donner un exemple, ce disque sonne encore moins français que les albums de Danger Danger. Pardon ? Ils sont Américains ? On prononce ‘‘Dainjeure Dainjeure’’ ? Hé bien mille plates excuses et laissez-moi profiter de cette nouvelle bêtise pour glisser que Toyz propose un Hard Rock dans la veine des récentes œuvres de ce groupe d’outre Atlantique, un FM soigné et souvent ‘‘romantique’’. Ici ni tonitruance, ni chants guerriers, pas plus de riffs acérés que de martèlements de plomb, non, plutôt du mélodieux, du sensible et une approche dans la construction tendant à créer, grâce à la technique des musiciens, des atmosphères particulières et parfois même des ambiances progressives.

Je souhaite ici mentionner, avec une certaine assurance ma foi, que cet Olivier Maug, guitariste du groupe, a un feeling vraiment remarquable et que c’est un bonheur de constater que le mix, cette fois et contrairement à l’album précédent, lui rend enfin un hommage mérité. A ce stade également, je ne commettrai pas l’offense d’oublier Luke Marcheciel qui participe grandement avec sa voix aux qualités de cet album, ni d’omettre le sérieux claviériste qu’est Chris Mornac.

Mais attention, « Carte Blanche » n’est pas un album qui s’apprivoise instantanément. Il est quasiment certain d’ailleurs qu’il ne vous fera pas immédiatement bondir hors de vos bottes. J’avais moi-même été prévenu et j’ai donc insisté. Je remercie à cette heure mon conseiller, car aujourd’hui cette production passe en boucle chez moi et personne ne me demande de baisser le son. Vous n’imaginez même pas comme cela peut être rare ! Pourquoi me direz-vous, hé bien parce que tout ceci est à la fois accrocheur, construit et réfléchi, nostalgique, sensible, mélancolique et mélodieux.

Pour vous guider quelque peu, et sans traiter la question en versant dans le titre à titre, voici quelques indicateurs. Vous trouverez, à l’écoute de cet album, des touches de piano à la Savatage (celui de « Gutter Ballet ») dans le quasi-atmosphérique et susurré « Velvet Touch », des relents 80’s sur « One More Try », des sons typés Hard US sur le fédérateur « Angel » (quel refrain !) et sur « The Captor », des passages orientaux sur l’envoûtant et progressif « Pharaoh’s Cries », une mélodie à ne pas manquer sur « Asylium », des soli monumentaux de feeling sur « The Poet » et surtout sur « You and I », un piano qui pleure sur le magnifique « The Old Tree » et un "ghost track" en laissant filer le dernier morceau (« Lost in Honk Kong » un titre modernisé du premier EP).

Deux albums en douze ans, messieurs, il va falloir vous retrousser les manches et surfer sur la vague qui vient de se former avec ce « Carte Blanche », un album qui mérite vraiment que nous nous y attardions. Balancez aux orties vos éventuels préjugés sur le Hard Français, puis écoutez et surtout réécoutez ce disque qui ne doit absolument pas passer inaperçu. En effet, ces ‘‘jouets’’-là (‘‘toys’’ se prononce ‘‘toyz’’) ont ma foi quelque chose d’extraordinaire, comme chantait Claude François.


Plus d'information sur http://www.myspace.com/toyzmusic



GROUPES PROCHES:
HAREM SCAREM, DANGER DANGER, TAFTA


LISTE DES PISTES:
01. Angel - 3’43
02. The Captor - 3’51
03. Velvet Touch - 5’05
04. One More Try - 4’49
05. The Old Tree - 5’54
06. Pharao’s Cries - 7’07
07. Asylum - 4’37
08. Therefore I Am - 4’12
09. The Poet - 5’03
10. You And I - 5’40
11. Rock Singers - 3’31

FORMATION:
Chris Mornac : Claviers
Jean-Christophe Perrin : Batterie
Luke “Lucky sprite” Marcheciel : Chant
Olivier Maug: Guitares
Rickey: Basse
   
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