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Album JINJER WALLFLOWERS JINJER
WALLFLOWERS (2021)
NAPALM RECORDS
METAL PROGRESSIF
3/5
BROZ 25
02/09/2021
 
5
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Jinjer, c'est le groupe de metal moderne le plus chaud du monde. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les journaux spécialisés, les fans du groupe, et il faut bien le dire, le groupe lui même. Originaire d'Ukraine et jouant du metalcore progressif depuis un peu plus de dix ans, le groupe de Tatiana Shmaylyuk, l'incroyable chanteuse aux deux visages, prend un malin plaisir à nous teaser leur quatrième opus depuis les premiers mois de 2021. Ainsi on a pu les voir publier des vidéos de l'enregistrement du disque, des singles extraits de l'album à venir et clipés pour l'occasion et des chroniques élogieuses de professionnels du milieu. Il est donc clair que cet album était attendu de pied ferme. Mais pour quel résultat ?
Tout commence avec le titre "Call me a symbol". Celui-ci nous prépare bien à ce qui nous attend pour les 40 prochaines minutes : un compromis entre l'agressivité de "King of everything" (2016) et la technicité de "Macro" (2019), le tout avec des paroles plus personnelles et une ambiance plus sombre et travaillée. Et c'est tout.

En effet, si Wallflowers propose des morceaux de grande qualité comme "Copycat" ou "Mediator", il pêche sur deux aspects. Le premier, c'est cette impression de déjà-vu omniprésente sur l'album. Que ce soit clair : en dehors de "Disclosure!" qui pour le coup est un morceau différent de ce que le groupe propose d'habitude, chaque morceau aurait pu être présent sur l'un des deux précédents albums sans que celà soit choquant. Prenez par exemple les singles "Vortex" et "Wallflower". Ces deux morceaux sont bien exécutés, bien composés, et très efficaces. Cependant, ils reprennent tout deux la formule "Pisces", à savoir un début calme, un crescendo, les growls "innatendus" de Tatiana Shmaylyuk et un final bordélique. Une redite des albums précédents d'autant plus étonnante quand on sait que Jinjer essaye de s'affranchir de leur première chanson à succès, qui est globalement connue grâce aux vidéos réactions sur YouTube et est loin d'être leur meilleur titre.

Le deuxième défaut, c'est la redondance de l'album. En effet, comme je l'ai dis, cet album sonne beaucoup comme les deux précédents, mais a des ambiances plus sombres et travaillées. C'est une bonne chose, et certains passages sont presque envoûtant (l'intro de "Pearls and swine", le passage calme de "The sleep of the righteous"). Mais cet album est surtout constitué de passages bourrins, qui se ressemblent tous! En toute objectivité, il est pratiquement impossible de différencier certains couplets de chansons tellement ils sont similaires. En découle alors une lassitude progressive qui finit par nous détourner totalement de l'album. Et c'est bien dommage, car encore une fois celui-ci contient des titres de grande qualité, entrecoupés par des morceaux malheureusement assez inintéressants.

Alors que retenir de cet album ? Et bien, il contient de très bonnes choses et aurait pu avoir un potentiel plus important s'il avait contenu 3 ou 4 morceaux de moins, ou avait été coupé par des interludes bien placées, ou avait tout simplement pris plus de risques sur le plan musical. Ainsi, ce Wallflowers est une pierre de plus à l'édifice Jinjer, mais il n'est absolument pas le climax de leur discographie. On attend le suivant !

 
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