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Album KARNATAKA KARNATAKA KARNATAKA
KARNATAKA (1998)
AUTOPRODUCTION
ROCK ATMOSPHERIQUE
4/5
LONEWOLF1300
18/05/2024
 
292
0 0
Dommage que la production de cet album soit (il faut le dire) si dégueulasse !

Car oui, le traitement du son est tel qu'on entend le studio presque plus que la musique. Les instruments semblent loin des micros et tous un peu mélangés les uns aux autres. Ca fait un peu bouillie de notes et de tonalités. On dirait que chaque titre à été enregistré en une seule prise, quelque part au fond d'un garage. Donc à la diffusion l'impression est franchement désagréable.

Toutefois... Voilà une très belle création, rock progressif dit "atmosphérique" sous influence galloise, cad légèrement teinté de la culture celtique. C'est principalement la voix féminine typiquement aérienne qui rappelle les racines du groupe et de leurs compositions.

A propos de composition, il est clair que Karnataka a travaillé soigneusement l'écriture de chacun de ses titres. Tout en concevant un album homogène, ils ont su varier l'inspiration tout au long des 50 minutes que déroulent ces 8 chansons. Pas une chanson ne parait "faible" par rapport à l'ensemble. C'est du beau travail, la richesse et l'inventivité se double d'un réel talent à l'exécution. La part belle est faite aux solos de guitare, virtuoses mais fins et sensibles (l'outro de "Crazy" est à pleurer !), mais la batterie n'est pas en reste et la basse se place en vedette, bavarde, velue, cavalière, musicale à souhait. Le tout posé sur des claviers qui assurent de belles nappes qui portent l'ensemble des titres avec une belle énergie.

Clairement cet album est somptueux, nonobstant le traitement indigent dont le mixage a été l'objet. Je ne suis pas un fou des "remaster" mais celui-ci mériterait clairement d'être reconstitué, ça le métamorphoserait. Car en fait, c'est son seul défaut.

Album KARNATAKA DELICATE FLAME OF DESIRE KARNATAKA
DELICATE FLAME OF DESIRE (2003)
IMMRAMA
ROCK ATMOSPHERIQUE
3/5
LONEWOLF1300
12/05/2024
 
292
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Un beau disque, agréable à écouter, plein de charme et de talent, séduisant par ses ambiances et ses voix magnifiques, d'une bonne durée sans jamais lasser. Le son a été bien travaillé, la production est correcte sans être somptueuse. Il dispose d'une grande quantité de titres qui passeront sans difficulté de nombreuses fois sur une platine.

Mais il manque de caractère, notamment progressif, et surtout de piment. L'unicité de ses titres en fait une oeuvre qui est facile à aborder, facile à commercialiser, et le résultat reste un peu trop sage et convenu. Le format des chansons est certes plus longs que celui des radios FM, mais il en ressort la même impression que lorsqu'on écoute du Phil Collins (période chansons d'amours tristes) ou du Brian Adams...

C'est beau, c'est bien fait, il y a de belles envolées de guitare, ça procure éventuellement quelque émotion, mais ça manque singulièrement de peps et de surprises. L'énergie est trop policée pour en faire un album qui sonne réellement "rock". Pour autant, ce n'est pas un album à fuir, il reste bien composé, bien joué et l'écoute reste satisfaisante, en fonction de l'humeur et des attentes qu'on peut avoir à ce moment-là.

Ils feront bien mieux avec par exemple "The Gathering Light", 7 ans plus tard.

Album ANTIMATTER BLACK MARKET ENLIGHTENMENT ANTIMATTER
BLACK MARKET ENLIGHTENMENT (2018)
AUTRE LABEL
ROCK ATMOSPHERIQUE
5/5
TOWNSEND LE DEVIN
13/04/2024
 
531
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Album fantastique, à la frontière du Rock, du Métal, avec cette touche"dark" assez émotionnelle qui en font la meilleure création de Mick Moss à ce jour. C'est régulièrement que je reviens vers cet album, mais attention il ne respire pas vraiment la joie de vivre. Il reste néanmoins plus heavy que l'ensemble des dernières productions d'Anathema vers qui la musique peut tendre parfois...
Album KRISTOFFER GILDENLÖW EMPTY KRISTOFFER GILDENLÖW
EMPTY (2024)
AUTRE LABEL
ROCK ATMOSPHERIQUE
4/5
CORTO1809
10/04/2024
  0 1
Après le très feutré "Let Me Be a Ghost", Kristoffer Gildenlöw passe à une musique qu’on ne peut pas encore qualifier de tumultueuse mais avec beaucoup plus d’aspérités que sur l’album ayant précédé "Empty". Les principaux changements tiennent à la présence d’une batterie plus dominatrice et, surtout, à des guitares électriques bien plus volubiles que par le passé. Au point que le qualificatif "atmosphérique" accolé jusqu’à présent au rock du Suédois semble quelque peu déplacé : Gildenlöw nous propose désormais un rock éclectique de très belle facture.

Outre des solos de guitare gorgés de feeling ponctuant chaque titre ou presque (rappelant parfois Pink Floyd (‘He’s Not Me’) mais pas que…), l’album a deux autres atouts majeurs : une qualité des mélodies qui ne se dément pas jusqu’au très réussi ‘Empty’ qui donne son nom à l’album et un chant toujours aussi envoûtant dont le léger grain rocailleux procure bien des émotions. Si Kristoffer Gildenlöw a toujours été un excellent chanteur, il semble encore avoir progresser sur cet album, offrant avec un minimum d’effets un maximum d’émotions.

Car Kristoffer Gildenlöw possède de manière innée ce qui manque à tant de groupes, cette capacité à insuffler dans ses compositions une forte dose d’émotion qu’il transmet naturellement à ses auditeurs. Si son parcours reste à ce jour un sans-faute, "Empty" est peut-être la meilleure proposition qu’il nous ait faite depuis le début de sa carrière.

Album KRISTOFFER GILDENLÖW EMPTY KRISTOFFER GILDENLÖW
EMPTY (2024)
AUTRE LABEL
ROCK ATMOSPHERIQUE
5/5
CALGEPO
05/04/2024
  0 1
Il y a ces albums qui, en apparence modestes, parviennent pourtant à insuffler une magie singulière à leur écoute. "Empty", la dernière création de Kristoffer Gildenlow, appartient à cette catégorie. Si l'œuvre de cet artiste est déjà riche en albums aux teintes variées et singulières, "Empty" apporte une touche supplémentaire de cette magie inexplicable.

Sans chercher à révolutionner les codes, "Empty" se distingue par sa délicatesse et sa richesse, qui se dévoilent progressivement. Les compositions, bien que classiques dans leur structure, sont d'une profondeur saisissante, touchant directement le cœur de l'auditeur. Cette profondeur émane probablement des solos habilement exécutés, évoquant le toucher caractéristique de David Gilmour, comme le souligne justement la chronique de Torpedo.

Cependant, cette magie va au-delà des références évidentes. À l'écoute, je perçois un subtil mélange inspiré de Gilmour, voire de Roger Waters (comme dans 'Saturated'), de Camel (Andy Latimer), de Léonard Cohen ou de Neil Young. J'y décèle même une forme de respect pour ces influences.

Malgré des thématiques introspectives pouvant sembler pesantes – transition et changement, lutte contre ses démons intérieurs, superficialité, isolement, quête de sens – Kristoffer parvient à apporter une lumière bienveillante à travers sa musique. Il joue avec subtilité sur les nuances de graves dans ses lignes de chant, accentuées par l'ajout de voix féminines qui semblent adoucir cette gravité (notamment dans le remarquable 'Black And White').

Certains titres se démarquent de ces influences, mettant en avant le travail personnel du musicien, comme 'Turn It All Around' ou 'Means to an End', qui se distinguent par une approche différente de la mélodie guitaristique.

Les arrangements participent également à cette atmosphère singulière, que ce soit par l'ajout de cordes discrètes ou par des introspections presque silencieuses, comme dans l'intro de 'Empty'. Le travail minutieux et remarquable de Kristoffer se ressent à chaque écoute. Contrairement à certains de ses précédents albums, qui pouvaient parfois souffrir d'un déséquilibre, "Empty" est équilibré de bout en bout. Chaque titre possède son propre attrait, aucun ne prenant le pas sur l'autre.

En conclusion, "Empty" est un album qui comble à chaque écoute. Sa quasi-perfection dans l'articulation des compositions, de l'exécution et de la profondeur thématique est rare et mérite d'être soulignée. Dans cette année 2024 qui réserve bien des trésors, cet album de Kristoffer Gildenlow en est assurément un.

Album SWEET SMOKE JUST A POKE SWEET SMOKE
JUST A POKE (1971)
EMI
ROCK ATMOSPHERIQUE
5/5
LUDWIG
24/11/2023
 
5
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J'ai écouté cet emblématique album de Sweat Smoke Juste a poke pour la première fois en 1971. Je l'ai tellement écouté et donc ''l'abouré'' (vinyle bien entendu) que j'ai du le racheter deux fois. Après plus de 50 ans, je ne peux me passer de l'écouter régulièrement. Surtout ne l'achetez pas en CD, erreur que j'ai faite il y a une quinzaine d'années. Cet album a une sonorité à n'écouter qu'en analogique! Une précision et une qualité d'enregistrement extraordinaires pour un album sorti en 1970. L'écoute en analogique les restituent superbement.
Je me rappelle que dans les années soixante-dix, ce disque était une référence pour tester les chaînes Hifi de l'époque, celà avant qu'il fut supplanté par ''Dark Side of the Moon'' de Pink Floyd durant la seconde moitié de cette décennie.



 
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