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Album WISHBONE ASH ARGUS WISHBONE ASH
ARGUS (1972)
MCA
ROCK
5/5
FRAN6
26/08/2012
 
95
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Comme l'ont si bien signalé P. Hackett et ZoSo il s'agit là d'un album incontournable, l'un des meilleurs parus dans les années 1970. Et ce n'est pas un hasard si, à la surprise générale (compte-tenu de la faible notoriété du groupe), il fut désigné album de l'année par le Melody Maker en 1972. Et Dieu sait que cette année là la concurrence était rude...
En France c'est grâce aux chroniques d'Hervé Picard dans Best et a un concert retransmis dans l'émission télé POP 2 que le groupe allait assoir un succès mérité, les prestations live étant tout aussi enthousiasmantes que les albums.
C'est pourquoi il est fort dommage que maintenant, ce groupe mythique soit quelque peu oublié et qu'au panthéon du rock, il n'ait pas la place qu'il mérite.
NB : Andy Powell continue avec de nouveaux comparses à faire survivre la flamme et à produire des cd d'excellente facture...

Album WISHBONE ASH ARGUS WISHBONE ASH
ARGUS (1972)
MCA
ROCK
5/5
ZOSO
21/07/2008
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Wishbone Ash est un groupe de blues rock, bien qu’il soit réducteur de les confiner à ce style tant leur musique est travaillée. C’est aussi l’un des plus grands laissé pour compte du Rock, car injustement reconnu du grand public, Argus est déjà leur troisième album (en trois ans).

L’introduction de Time Was fait penser dans un premier temps a Behind Blue Eyes, tant les arpèges mélancoliques et les harmonies vocales font penser aux Who, impression renforcée par le démarrage de la chanson sur un tempo plus rapide, très hard-blues. Rien d’étonnant à cela d’ailleurs quand on sait qu' Andy Powell tourna avec le groupe anglais. Cependant la durée de la chanson (dix minutes) suffit à comprendre qu’ils ne font pas que plagier. En effet, sur la suite de l’album alterne des sonorités mélancoliques, presque country (Blowin’ Free), épiques (Warrior), et du blues mâtiné de hard, qui tire sont originalité de duels de guitares rappelant The Allman Brother Band (avec qui, coïncidence, tourna également Andy Powell).
Le résultat est surprenant : on ne s’ennuie jamais sur cet album… la plupart des titres sont magiques, et se laissent apprécier rapidement et sans effort. Un vrai bonheur. Le riff de The King Will Come est dévastateur, mais délicat, la plupart des solos sont des cas d’école de feeling, celui-ci ne fait pas exception à la règle, et l’entente entre les deux guitaristes est idéale…
Loin de se contenter d’un simple style Blues ou ils excellent déjà, Wishbone Ash propose ici dans ses compositions des breaks intéressant, ou s’intercalent des arpèges extrêmement à propos. Le jeu de batterie est particulièrement intéressant, en effet Steve Upton joue peu sur ces cymbales (dont le son est d’ailleurs très léger), ce qui à le mérite discret de rendre tout changement de rythme parfaitement fluide et de donner ce son si clair et agréable.
Les musiciens semblent jouer sans se soucier du temps, et ne s’occupent que de la beauté et de la cohérence, ce qui donne une musique sophistiquée et sensible qui satisfera l’auditeur le plus exigent (que dire face à Leaf and Stream ?).

Quand viens le moment de trouver des points faibles à l’album, la tache se corse.
La production est impeccable, est pour cause : aux manettes Martin Birch est une référence, qui à notamment travaillé avec Deep Purple, Fleetwood Mac, Rainbow, Black Sabbath, Iron Maiden… (la liste est longue). Sur la version remasterisée, c’est carrément une référence. La version live de Phoenix (sur le premier album) semble être au niveau du son un enregistrement studio à la fin duquel on a rajouté quelques applaudissements…
La pochette est splendide, en donnant une aura mystique à l’album, à tel point que Jimmy Page, en voyant ça, engagera l’artiste pour la pochette de House of The Holy.
Inutile de revenir sur le contenu, tant il ressemble à un joyau de blues joué sur le mont Olympe…
Le seul moyen de trouver à redire serait de chipoter (en toute mauvaise foi) sur l’intérêt des bonus dans la version remasterisée. Ce n'est pas Peter Hackett qui me contredira !

Un tel constat n’amène qu’une seule conclusion : ce disque est immense.

 
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