MW / Accueil / Articles / INTERVIEWS - PROTOGONOS (16 Novembre 2022)
TITRE:

PROTOGONOS (16 Novembre 2022)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METALCORE



Music Waves part à la rencontre de Protogonos, figure montante de la scène metalcore rémoise. Au travers d'une interview vérité et détaillée, le groupe nous livre les secrets de “Silent Oppressor", ses ambitions et ses espoirs...
THIBAUTK - 01.02.2023 -
5 photo(s) - (0) commentaire(s)

Protogonos est la forme primordiale. Est-ce que cela veut dire que vous êtes partis de rien pour créer "Ex Nihilo" ? Est-ce que votre musique est issue d’une forme primordiale ? 

La musique, le projet dans son ensemble, je pense qu’on peut dire que c’est parti de quelque chose qu’il était nécessaire de modeler pour aboutir à ce que nous en imaginions.

Protogonos c’était avant tout des inspirations, influences et expériences différentes que l’on souhaitait voir tendre vers une idée commune et aboutie, mais pour laquelle nous savions que le travail était important et la route serait longue.

Quant à "Ex nihilo", c’était la première pierre, ce qu’on était capable de produire de mieux à l’époque. Il a permis d’avoir un support de réflexion sur lequel prendre de l’expérience et du recul et avoir un « matériel » à remettre en question dans le cadre de la préparation de notre premier album.


Votre musique n’est pas seulement metalcore. Est-ce que tout le metal mélodique avec du chant saturé est estampillé metalcore ? 

Non pas vraiment, le chant saturé existait avant que l’on parle de metalcore. Du reste, c’est un "dérivé" du hardcore qui a vu son essor commencer fin des années 80, début des années 90. Là où le metalcore a commencé à faire parler de lui plutôt au milieu des années 90, mais cela restait assez confidentiel par chez nous.

C’est un style assez jeune, si on le compare au trash, au death metal ou au black metal, par exemple, qui utilisent également des techniques de chant saturé.


Est-ce qu'avoir de très belles pochettes est essentiel quand la musique est écoutée en streaming sur téléphone sans s’arrêter au visuel ? 

Dans le contexte évoqué, il semble que la réponse soit dans la question. Mais le visuel reste important à bien des égards, dans d’autres contextes.

Pour la communication, la promotion et le merchandising par exemple, on vit dans un monde dominé par l’image et ce qu’elle renvoit, je pense que si tu veux que ton projet soit vu et identifié, il te faut un bon visuel. Ça reste un point de vue, bien évidemment. Au-delà de cela, le metal en France n’a pas les retombées économiques que d’autres styles peuvent avoir, principalement pour des raisons culturelles.

Pour autant, la communauté metal est très fidèle et soutient énormément les groupes en achetant les CD et le merchandising de leurs groupes préférés, même s’ils vont en effet l’écouter en streaming principalement ils auront à cœur de t’aider en t’achetant ton CD. C’est quelque chose qui doit se respecter et, en tant que groupe, on considère qu’il est important de proposer quelque chose dans un joli écrin.


Les critiques de votre premier album “From Chaos To Ashes" notaient un son de très bonne qualité. Est-ce que cela a été un challenge de proposer un son impeccable dès le premier album ? 

C’est un souhait que nous avons toujours eu, que de présenter les contenus les plus qualitatifs possibles et nous sommes toujours en quête d’amélioration pour présenter la meilleure production possible avec nos moyens. Avec la digitalisation de la musique et le développement des plateformes de streaming, toutes les productions sont mises en concurrence directe. Il est nécessaire d’avoir un son qui nous semble irréprochable lorsque l’on sort une production afin de pouvoir tenir la comparaison.

C’est également dans cette optique que la production du dernier album a été entièrement revue et reconsidérée, en intégrant de nouveaux éléments et de nouvelles méthodes de captation et surtout de mixage.  Il y avait des points qui nous sont apparus perfectibles à bien des égards et nous avons pris le soin et le temps de pousser la réflexion sur le sujet. Aurel, au travers de l’activité de son studio Third Block Production, prend en charge la production de notre musique et a cherché à perfectionner ses techniques en essayant de coller aux standards des grosses productions internationales. 



Est-ce que la richesse mélodique notée par les chroniques est indispensable pour compenser la fureur et ne pas effrayer les “non-initiés” ? 

En réalité, on n’est jamais obligé de rien, c’est avant tout un choix, une orientation musicale décidée. Jusqu'à présent il nous a toujours paru important de placer un équilibre entre mélodie et "fureur", c’est notre vision du style.  Il n’est pas à exclure que cela puisse évoluer, dans un sens ou l’autre à l’avenir.

Maintenant, on sait aussi qu’on a pu s’agréger un certain public grâce à ce côté mélodique, y compris dans une population de non-initiés au metal. Et c’est tant mieux, si on arrive à faire apprécier le metal par ce biais et changer la perception des gens sur le style, metal en général, eh bien on en sera tous ravis.


Qu’est-ce que vous pensez des critiques qui affirment que vous faites du metalcore en singeant le style de Götheborg, en copiant In Flames et que vous utilisez des structures très employées ? 

Je répondrai d’abord que la comparaison est flatteuse, mais que nos influences sont ailleurs en réalité. Le style est anglo-saxon et les pionniers sont plutôt là-bas, nos influences aussi : Etats-Unis, Australie, Royaume Uni… 

Sur notre dernier album, vous retrouverez plus de similitudes avec des groupes comme As I lay Dying, The Devils Wears Prada ou Heaven Shall Burns (l’exception allemande dans nos inspirations) qui sont, pour le coup, de réels modèles pour nous. Je suis même plutôt surpris de la comparaison de style dans la mesure où In Flames fait plutôt dans le metal alternatif, mais il y a des patterns que beaucoup de groupes partagent à coup sûr.

Pour ce qui est des structures très employées, oui nous les utilisons nécessairement : on a employé pas mal de codes empruntés au hardcore comme les breakdowns, les 2-steps, des montées assez typiques en préparations des breakdowns. Ce sont des signatures incontournables dans le genre. Quand des structures sont très employées dans un style, ce n’est souvent pas un hasard.

On peut essayer de réinventer un style, et de temps en temps certains y arrivent, cela donne généralement naissance à une nouvelle branche. Mais le risque c’est de s’éloigner un peu trop et de ne pas être associé au style que l’on voulait initialement.

Nous n’avons pas fait ce choix sur "Silent Oppressor" dont l’objectif avoué était de se rapprocher au maximum de l’identité metalcore pure à laquelle nous aspirions.


Qui est cet oppresseur silencieux de “Silent Oppressor" ? Est-ce que cet oppresseur est l'assistant du manager régional ? 

Pour ceux qui ne connaissent pas, 'Assistant To the Regional Manager' est un cover du groupe The Devil Wears Prada. Il n’a pas de raison spirituelle d’être là si ce n’est que c’est un morceau que musicalement nous adorons tous et qui s’inscrit bien dans notre musicalité. 

Fun fact, je vais préciser, parce que le titre surprend toujours ceux qui n’ont pas la référence, mais c’est un clin d’œil à l’excellente série "The Office" dans laquelle il y a un gimmick récurent, précisément sur la formule "Assistant to the regional manager".

Quant à "l’oppresseur silencieux", c’est plutôt une manière de personnifier le monde dans lequel on vit. Quand on regarde autour de nous, on voit de plus en plus de personnes qui subissent leur existence, leur quotidien, d’une manière qui est déjà depuis longtemps difficilement acceptable. Et souvent, il se passe du temps avant qu’ils ne s’en rendent compte, parce que c’est directement lié à notre manière de vivre, c’est là, dans notre quotidien, insidieux, silencieux.


Est-ce que l'introduction du disque est une immersion dans un album concept, est-ce que c’est un passage obligé pour placer une ambiance ? 

Cette question est intéressante, parce que je réalise que de l’extérieur l’album peut être perçu comme un concept alors qu’il n’a pas été écrit comme cela.
Il y a une thématique dominante, assurément, mais quelques écarts aussi.

Cela dit, en y repensant, l’assemblage s’est fait assez naturellement dans un format qui ressemble beaucoup à un concept. Et cette introduction a bien été pensée pour introduire explicitement la thématique globale de l’album.

Est-ce que c’est une obligation dans le contexte d’un concept ? Je dirais que le concept du concept, c’est de raconter une histoire, ou de développer une thématique. Si l’auteur suit un schéma littéraire, c’est en effet un bon moyen de poser une mise en situation, un préambule, un contexte.
 


Vos chansons sont efficaces, de courtes durées et variées. Est-ce que c’était une performance de condenser toutes vos idées ? 
 
En effet ce n’est pas un exercice facile, mais il nous semblait nécessaire d’aller à l’essentiel, dans notre recherche d’efficacité. Le plus dur étant de bien circonscrire ce qui l’est et d’aller droit au but. Cela demande un important travail de préproduction et de réarrangement des morceaux afin de présenter un ensemble complet et cohérent.


Quelles sont les cicatrices du personnage aux yeux bandés du clip de ‘Scars’ ? Est-ce qu’il y a une référence christique ? 

Les cicatrices en question sont celles causées par les coups que la vie nous inflige. Blessures physiques, émotionnelles, psychologiques, handicap, … Toute expérience qui nous donne l’impression, un jour, d’être plus bas que terre. C’est évidemment l’expression d’un vécu, ça a pris du temps, mais aujourd'hui j’ai assez de recul pour me rendre compte à quel point ça a fait de moi quelqu'un de plus fort.

Cette chanson, c’est un message d’encouragement à faire face, à accepter et à trouver les ressources en soi pour avancer.


Dans le clip de 'Watch Them Burn', les spectateurs sont captivés par l’écran et par le groupe qui joue devant eux. Est-ce que selon vous les médias hypnotisent avec des images où les gens brûlent au sens littéral comme figuré ? 

Ce morceau est très violent dans le texte. Il expose les propos de quelqu'un qui a un pouvoir sur les gens. Un propos ironique, arrogant, voire insultant, expliquant ouvertement comment ils les manipulent depuis toujours et arguant qu’il saura garder le contrôle.

L’image de la télévision, c’est la représentation de l’ensemble des médias et leur capacité à être un vecteur de ce contrôle. Et, sans parler d’hypnose mais plutôt d’impact psychologique, il est question de ce que les Américains appellent le Fear Appeal. En résumé, d’une forme de contrôle par la peur au travers de l’information et la désinformation.

Je l’ai voulu volontairement impactant dans le texte, à l’égard de l’auditeur, pour essayer d'interpeller.


Est-ce que Protogonos est un rempart à l’aliénation des médias, une manière de questionner notre rapport aux images ? 

Au travers de cet album c’est un message à la prise de recul sur ce que l’on voit, ce que l’on entend, mais aussi ce que l’on dit, même, à la remise en question de choses que l’on considère acquises. Une invitation à la curiosité et à entretenir la notion de libre arbitre, à devenir à minima un spectateur averti plutôt que de rester un acteur inconscient. 

Ce n’est pas une fin en soi, mais disons une première étape vers un changement durable selon moi. Si on est plus attentif à discerner le vrai du faux, si on croyait un peu plus à la valeur du bon sens, on pourrait au moins reprendre le contrôle des choses sur lesquels on a encore de l’influence dans notre quotidien.


Quels sont les thèmes abordés dans vos chansons, on vous sent préoccupés sur le disque ? 

Les textes reflètent, comme pour beaucoup de consœurs et de confères auteur(e)s, le "mood" émanant de la période COVID et post-COVID. Rien de nouveau dans le constat, mais cette période aura mis en avant de manière brutale, des choses qu’on voyait a peine ou qu’on ne voulait pas voir…

J’ai 41 ans, je dois faire partie d’une des dernières générations qui aura pu vivre une enfance et adolescence insouciante et non anxiogène. Aujourd'hui les préoccupations des ados, et même des enfants, sont à mille lieux de ce qu’étaient les nôtres. Je me suis entendu dire, par une ado de 14 ans, qu’elle ne voulait pas d’enfant parce que "le monde c’est trop de la merde"… A 14 ans je ne pensais pas aux enfants, j’en étais encore un…

Je pense qu’ils sont très lucides sur tout cela, bien plus que nous qui sommes devenus des acteurs de ce désastre. On vit un peu comme un de ces jeux vidéo d’aventure ou tu as une impression de liberté grandiose mais où en fait, tu évolues dans un couloir étroit dans lequel tout a été prévu pour que tu t’y rendes.
Mais là où on nous emmène, on n’est juste en train de défoncer notre écosystème. Eux, le voient et ne comprennent pas et bien souvent, on ne les considère pas... Il faut dire que l’on nous a élevés, pendant des décennies, à être des machines à consommer pour notre confort individuel. Donc on a la vision un peu déformée par notre culture et notre éducation…

On ne changera pas radicalement du jour au lendemain, on est déjà cramés… Mais au moins prenons-en conscience. Cultivons et laissons place au libre arbitre plutôt que de s’alimenter sans réfléchir de ce que l’on nous dépose dans la bouche. J’ai ce pouvoir, mais est ce que je suis prêt intellectuellement à remettre mon confort individuel en question pour en faire usage ?

La réponse, c’est que même moi qui fait des beaux discours, sur certains points je n’y suis pas prêt. Il y a beaucoup d’hypocrisie derrière tout cela, on ne changera pas radicalement mais reconnaissons-le déjà et donnons les moyens aux générations futures d’être les acteurs du changement qu’elles méritent.



Vous avez participé au festival Cabaret Vert, aux côtés des Pixies, Stromae, Slipknot, Disconnected ou Madness. Qu’est-ce que cela vous a fait de partager l’affiche avec des formations emblématiques ? Est-ce que c’est une reconnaissance ? 

C’est quand même quelque chose, il faut l’avouer. En tant que groupe émergent, notre quotidien de scène live est plutôt constitué de bars, clubs ou festivals d’envergure bien moindre. Et, pour le coup, c’est la première fois que nous étions invités sur un événement de cette dimension.

Être programmé le même jour que Slipknot, c’était vraiment quelque chose. Pouvoir les croiser en allant à notre loge (même s’il y avait des consignes strictes et pas vraiment la possibilité de les approcher), bah, c’est Slipknot quand même quoi, avec tout ce qu’une machine de ce genre implique en termes de logistique. C’était très impressionnant.

Au-delà de cela, ce qu’on en retient surtout c’est l’organisation très pro de la journée, c’est la foule présente dès 18h devant nous, remplissant complètement l’espace devant notre scène. Un retour sur scène, le début de la promotion live de notre album dans un contexte comme celui-ci, je pense qu’on ne pouvait pas espérer mieux que de faire découvrir notre son à 2500 personnes enthousiastes qui n’étaient pas particulièrement là pour nous à la base, mais nous ont mis une belle claque, avec élan s’il vous plait !

C’est une reconnaissance, quand après six ans de travail sans relever la tête, tu te retrouves à la programmation d’un tel festival. On se dit qu’il y a une forme de concrétisation dans l’action accomplie et après une période COVID, qui t’a fait te dire "Mais pourquoi on fait tout ça au juste ?", eh bien ça vient te rappeler que c’est précisément pour vivre ce genre de moment, de communion et d’échange, avec des gens qui viennent profiter simplement du moment sur ta musique. #Priceless.


Est-ce que ça a été difficile de diffuser votre musique auprès de gens qui ne vous connaissaient pas ? Est-ce que vous avez travaillé votre setlist pour atteindre plus d'auditeurs ? 

Oui c’est compliqué, mais ça l’est pour beaucoup de monde. On pourrait croire que "poser" sa musique sur internet suffira, mais en réalité pas du tout.
Il y a d’abord une forme de "censure par l’excès", une abondance de contenu depuis fin 2021, de laquelle il faut savoir sortir.

Depuis la fin du COVID, il y a littéralement des périodes d’embouteillage chez tous les acteurs de la promotion musicale metal qui se retrouvent sur-sollicités et ne peuvent pas répondre à tous. Pour les moyens qui nous sont directement accessibles, les réseaux sociaux, le chemin à lui faire parcourir aujourd'hui pour réussir à toucher l’auditeur, a été rendu très difficile au fil des années à mesure que les règles des algorithmes des principales plateformes se sont durcies.

Aujourd'hui il est devenu nécessaire de passer par les outils payants, de ces plateformes, pour faire de la promotion sponsorisée car la diffusion organique a été rendue inefficiente par les algorithmes. On a déjà eu le cas d’abonnés, proches du groupe, nous expliquer avoir raté des publications, c’est assez déroutant.

Maintenant, on en avait conscience et c’est pour cela qu’on a beaucoup misé sur le dernier vecteur qui nous est facilement accessible : le live, qui reste l’opportunité la plus efficace et "impactante" pour capter l’auditeur qui ne te connaît pas. On a en effet énormément travaillé la setlist avec cette idée de recherche de l’efficacité live et de l’interaction avec le public. On voulait précisément réussir à capter l’attention, mais surtout la retenir, lorsqu'on se retrouve en face des gens.

On estime que le travail de la setlist fait partie des points primordiaux à considérer pour un show live et que c’est quelque chose auquel il faut penser au moment de l’écriture, lorsque que comme nous, le live est un des nœuds de la stratégie de diffusion.



Est-ce que vous avez des dates prévues ?

On a déjà bien tourné depuis août. On travaille encore à étoffer la deuxième partie de notre "Silent Oppressor Tour".

Pour ce qui est des dates déjà validées, nous serons le 21 Janvier à Orleans, le 28 en Belgique à Viroinval, le 4 Février à Troyes et le 17 Février à Paris avec nos amis de Northern Lights, le 17 mars à la Souris Verte d’Epinal avec Loudblast et en Festival, le 28 Mai dans notre ville de Reims, et de nouveau chez nos amis belges en festival à Anvin le 10 Juin.

D’autres dates sont en cours de validation dans l’Ouest et le Rhône Alpes, notamment pour les mois de Mars et Avril. On est aussi en lice pour quelques belles premières parties dont on ne peut pas encore parler, mais on cible une trentaine de dates de promotion (2022-2023) d’ici la fin de l’année

Tous les détails et les informations mises à jour sont concentrées sur notre site www.protogonos.fr


Un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ? 

Au vue de la longueur de cette interview, si vous lisez ces mots, merci pour l’attention que vous y avez porté. On vous attend avec grand plaisir sur une de nos dates, d’ici là, prenez soin de vous et de vos proches.




Plus d'informations sur https://www.facebook.com/protogonosofficiel
 
(0) COMMENTAIRE(S)  
 
 
Haut de page
 
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 22701
  • 22702
  • 22703
  • 22704
  • 22705
Haut de page
EN RELATION AVEC PROTOGONOS
DERNIERE CHRONIQUE
PROTOGONOS: Silent Oppressor (2022)
4/5

“Silent Oppressor” de Protogonos allie simplement metalcore, sonorités industrielles, mélodies fines et instants intimistes. Un bon disque à découvrir sans plus tarder.
DERNIERE ACTUALITE
PROTOGONOS : Nouvelle vidéo
 
AUTRES ARTICLES
HELLOWEEN + EXISTANCE - L'OLYMPIA (PARIS) - 30 AOUT 2022
Superbe soirée heavy à Paris avec les citrouilles allemandes d'Helloween en configuration complète !
SKÁLD (24 JANVIER 2023)
A l'occasion de la sortie de son nouvel album "Huldufólk", nous avons rencontré les membres et surtout la tête pensante du collectif SKÁLD pour une interview mise au point...
 

"Découvrez le nouveau clip de Near Death Experience !"

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2024