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TITRE:

TOWARD THE THRONE (01 OCTOBRE 2021)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

DEATH METAL



A l'occasion de la sortie de "Woved to Decline", nous avions rendez-vous avec les membres de Toward The Throne, tenant d'un death metal mélancolique...
STRUCK - 03.11.2021 -
4 photo(s) - (0) commentaire(s)

... pour un entretien passionné et passionnant avec des amoureux de la musique qui sortent leur deuxième effort, le premier avec le nouveau label Metal East Productions...


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée et à laquelle vous auriez potentiellement marre de répondre ?

Fabrice 'Thorn' Zuchowicz : Nous n’en sommes pas encore au stade où on nous a trop souvent posés la même question

Gauthier 'Unna' Ressel : Je pense malgré à une question en particulier : "Pourquoi ne pas avoir continué notre précédent groupe Ethropia ?". C’est une question particulière parce qu’on a arrêté Ethropia en 2012 pour recréer Toward The Throne juste après. Ethropia a toujours été nous quatre avec une ou deux personnes et on n’a jamais réussi à trouver un équilibre.
Du coup, ça fait bizarre de se revoir dix ans en arrière et se demander pourquoi on n’a pas continué Ethropia. Mais quand je jouais dans Ethropia, je devais avoir 17 ans…





Et tu parles d’équilibre, cet équilibre vous l’avez obtenu avec de la maturité ou c’était tout simplement une question de line-up qui doit se cantonner à vous quatre ?

Fabrice : Il y a plusieurs aspects : le côté humain joue beaucoup. Il faut que ça matche sur le côté humain, sur le côté humain, que les ambitions soient à peu près au diapason… c’est compliqué !
Mais selon moi, l’élément déclencheur a été quand Gauthier s’est mis à chanter dans Ethropia. A partir de ce moment et sachant que ça fonctionnait super bien nous quatre, nous nous sommes demandé s’il n’y avait pas quelque chose à faire sur cette base de quatre.


Nous sommes super perfectionnistes


Et cette base de quatre, c’est Toward The Throne, dont l’actualité est ce premier album "Woved to Decline" qui fait suite à un EP sorti il y a quatre ans. Est-ce que ça veut dire que ce disque a été peaufiné dans ses moindres détails ?

Gauthier : Oui. Nous sommes super perfectionnistes. Ce n’est pas toujours un avantage et on pourrait dire qu’on a mis même plus que ces quatre ans pour faire cet album puisque ça fait dix ans qu’on parle d’album ! On n’aurait jamais pu sortir cet album il y a deux ans : c’était impossible parce que finalement, on a fait un chemin entre l’EP et l’album mais on avait déjà fait un chemin entre notre démo et cet EP -qui avait également duré quatre ans- et on a enfin également un chemin entre Ethropia et Toward The Throne. Tout ce chemin aboutit à "Woved to Decline" aujourd’hui. Nous en sommes super fiers et nous ne voulions surtout pas sortir un album à moitié.

Fabrice : C’est une question de maturité tout simplement !


Est-ce que cela signifie qu’il faudra attendre quatre ans entre chaque sortie de Toward The Throne ?

Gauthier : Peut-être allons-nous ressortir une démo puis un EP et enfin, un album dans vingt ans (Rires) ! Non, non, je ne crois pas…


Malgré tout, vous évoquez une sortie d’album qui est un évènement pour un groupe. Votre premier album est sorti chez Metal East Productions de notre ami Laurent Gisonna de Deficiency mais vous avez conscience que ce n’est plus forcément le mode de consommation actuel de musique qui se fait plutôt sur la base de playlists et qu’il est peut-être préférable dans ces conditions de sortir des EPs, à intervalles plus réguliers par exemple ?

Gauthier : Tout à fait ! On a eu ce genre de discussions en interne et avec d’autres groupes qui privilégient la sortie d’album de maximum 35 minutes parce que ça marche comme ça aujourd’hui…


Nous sommes attachés au format de l’album



… vous n’êtes pas dans cette optique ?

Gauthier : Pas du tout ! Je parle au nom de tout le groupe en disant que nous sommes attachés au format de l’album : c’est une œuvre qui commence à A et qui finit à Z. Pour nous, c’est super important : on n’a pas envie de sortir une chanson isolée…


Nos titres passent très bien dans une playlist même si le fond du sujet est sur l’album




… mais vous avez conscience que sortir un album n’est pas forcément la tendance ?

Fabrice : Oui, mais on le fera ainsi ou on ne le fera pas ! Nous sommes très attachés à l’ancienne façon de faire !

Gauthier : Malgré tout, dans notre album, on essaie bien évidemment d’avoir une cohérence mais aussi une singularité pour tous les morceaux : un ‘The Ashes of Pain’ passe très bien dans une playlist, notre album n’est pas un concept-album avec toute une histoire. Je pense que nos titres passent très bien dans une playlist même si le fond du sujet est sur l’album.


Le titre de l'album “Vowed to Decline” nous a intrigué. Qui est voué à décliner ?

Gauthier : Vaste question (Sourire) ! Ce titre est un contraste absolu avec le nom du groupe Toward The Throne qui évoque plutôt une pente ascendante pour atteindre un objectif alors que "Vowed to Decline" évoque l’inverse. C’est un peu le but recherché. En effet, le nom du groupe est déjà un peu un leurre : Toward The Throne aurait tendance à évoquer le trône alors qu’en fait, on parle plutôt du trajet jusqu’au trône si on garde l’image. On parle des embûches qu’on rencontre tous, des déceptions… c’est surtout ça qui est inspirant ou tout du moins qui nous inspire.


Votre description me rappelle Hyperdump Story qui illustre les aventures d’un groupe en l’occurrence Hyperdump dans sa quête pour devenir le plus grand groupe du monde… Allez-vous atteindre votre objectif, ce trône ?

Gauthier : Ce n’est pas l’objectif (Sourire) ! C’est même totalement l’inverse, on ne cherche pas à être le meilleur groupe du monde… On ne cherche ni à coller à une étiquette, ni à plaire particulièrement à un public… dans tout ce qu’on fait, on aime l’interprétation que peut en faire l’auditeur.


Et justement niveau interprétation, quel est lien entre la pochette et le titre de l’album ?

Gauthier : Il n’est pas évident (Rires) ! Je pourrais te donner ma propre interprétation de la pochette mais tu en auras probablement une autre.
Mais ce qui ressort, la ligne directrice est la notion de temps qui est perdu et la notion de déclin inévitable. Je vais raconter des choses un peu bateau mais la mort est un déclin inévitable et évidemment, on va chercher des sujets un peu plus loin que ça mais le cours de la vie mène inévitablement vers la mort -je n’apprends ça à personne- et c’est ce qui m’intéresse et me fait réfléchir.


Ta perception de la mort est comparable à celle athée que j’ai également mais d’autres croyants verront la mort comme une consécration, ce fameux trône…

Gauthier : C’est génial que tu dises ça ! C’est là où "Vowed to Decline" et Toward The Throne se réunissent dans une même phrase.  J’adore que tu dises ça parce que c’est exactement ce que j’espère d’une personne qui écoute l’album ou regarde la pochette…

Fabrice : … que tu te fasses ta propre interprétation.


Tu as dit précédemment que "Vowed to Decline" n’était pas un concept-album malgré tout, on sent une unité, comme s’il y avait un fil rouge dans cet album. Est-ce le cas ?

Gauthier : Ce n’est effectivement pas un concept-album mais il y a un fil rouge de parler de toutes ces désillusions. Les paroles ne sont pas le critère numéro un de notre musique, ce qui nous intéresse avant tout c’est la composition musicale et l’émotion que l’on arrive à transcrire via la musique. Ensuite viennent les paroles et c’est l’émotion que va me faire ressentir la musique -qui est principalement composée par Jérémy notre guitariste- qui va m’inspirer les paroles. Les paroles n’ont pas vocation n’ont pas à répondre à pourquoi on meurt (Rires), clairement non ! C’est vraiment de l’instinctif et de l’émotion aussi. De toutes façons, on essaie de faire passer un maximum d’émotions à travers nos atmosphères.
Le fil rouge est clairement "Vowed to Decline", nous sommes désespérément voués à décliner : je n’ai pas mieux comme résumé !


Vous vous définissez comme un groupe vivifiant de death atmosphérique dans l’esprit presque disparu de la scène du début des années 1990 avec une production moderne, définitivement imprégnée de mélancolie. Vous sentez-vous comme portés d’une mission ?

Gauthier : Non, pas du tout !

Fabrice : On peut l’interpréter comme ça mais nous ne sommes pas du tout attachés à des étiquettes. On a composé l’album puis nous nous sommes dit qu’il faudrait quand même orienter les gens vers un style et le death atmosphérique englobait bien cela.

Gauthier : Nous sommes un peu obligés, malheureusement. Mais death metal atmosphérique nous convient assez bien aujourd’hui. Nous nous sommes faits un peu tacler sur death progressif à une époque parce que certains trouvaient qu’il n’y avait rien de progressif dans notre musique et ils n’avaient pas forcément tort… Mettre l’étiquette "progressif", c’est tellement facile…
Et puis, c’est tellement varié aujourd’hui : quand tu écoutes du black, il y a du black de tous styles comme pour le death, même chose pour le progressif, le post… Aujourd’hui, nous nous définissons comme death metal atmosphérique parce qu’on est bien obligé de se définir, là où certains prennent le parti de dire juste "metal" mais tu sais pas trop ce que tu vas écouter : car entre écouter Jinjer ou Dark Fortress, les deux font du metal mais il n’y a pas grand-chose de commun…

Fabrice : Ou alors, dans ces conditions, on peut également mettre l’étiquette "musique" (Rires) !


Je me pose vraiment la question de mettre l’étiquette "melancholic death metal" !




Outre death metal, un mot revient souvent dans votre description : "la mélancolie"d’ailleurs vous considérez cet album comme une “ode à la mélancolie". On parlait d’étiquette death atmosphérique, l’étiquette mélancolique n’est pas la vraie différenciation de Toward The Throne ?

Gauthier : Je discutais avec Above Chaos et je lui avais fait écouter l’EP il y a quatre ans. Il m’avait fait remarquer que c’était très mélancolique et qu’on pouvait faire du "melancholic death metal". J’ai rigolé ! Mais quatre ans plus tard, je me pose vraiment la question de mettre l’étiquette "melancholic death metal" !


Quelque part quitte à se mettre des étiquettes autant s’en coller une qui vous correspond le mieux pour se démarquer…

Gauthier : Comme Psykup qui a créé l’Autruche Core…


Le death pur et dur, le death old-school classique ne m’intéresse pas


En effet, au-delà de l’étiquette mélancolique, atmosphérique, cet album est rythmé, mélodique, puissant, technique et émouvant. Est-ce que cette orientation mélodique permet de mieux mettre en valeur la puissance et la fureur, comme si le death ne peut exister sans mélodie ?

Gauthier : C’est presque philosophique ce que tu dis (Sourire)! Ce qui me fait particulièrement plaisir, c’est que tu dises que cet album est émouvant parce que c’est vraiment notre objectif ! Maintenant, le death, je vais t’avouer que le death pur et dur, le death old-school classique ne m’intéresse pas, je pense n’en avoir jamais écouté -je ne pourrais te citer aucun groupe- au contraire des groupes death soit atmosphérique soit mélancolique… le death pur et dur ne m’intéresse pas !

Fabrice : C’est intéressant ce que tu viens de dire en parlant des mélodies. Ce que j’aime beaucoup en musique, ce sont les contrastes. Je ne sais pas si tu as eu l’occasion d’écouter Jason Becker, ce que j’adore chez lui, c’est qu’il va te mettre un truc très chaotique avec beaucoup de notes dissonantes et après, il va te mettre une mélodie simple et jolie et ce contraste va faire que cette mélodie va ressortir. Donc ce que tu viens de dire à propos de la mélodie entre totalement dans ce cadre.


Votre musique semble influencée par la musique classique (Chopin, Beethoven ou Wagner) et orchestrale (John Williams, Hans Zimmer) comme par exemple sur ‘The Sorrow’. Est-ce que vous avez pensé le disque comme une pièce symphonique avec ces mouvements, ces motifs répétés et ces variations ?

Gauthier : Nous ne sommes clairement pas allés jusque là et on ne va pas mentir en citant de références identifiées dans le classique. J’en écoute et ça m’influence forcément d’une manière ou d’une autre. En revanche, ne me pose aucune question sur le classique, je n’y connais rien. Donc, je ne vais pas te mentir en te disant qu’on a réfléchi à des mouvements… Il y a peut-être des influences mais il n’y en a pas beaucoup.


Le disque propose des passages acoustiques très doux au milieu de la fureur (‘The Ashes of Pain’), est-ce que c’est facile de mêler violence et douceur, de faire cohabiter ses passages acoustiques et les guitares plombées sans que ça semble juxtaposé ?

Fabrice : C’est naturel parce que historiquement, dans nos anciens projets, à une époque, il y a forcément un break dans chacune de nos compositions. A force, on a su cerner ce qui marchait et ce qui ne marchait pas…

Gauthier : C’est devenu inconscient. On ne s’est jamais dit que comme nous avions un break sur tel ou tel morceau, il ne fallait pas en mettre sur le prochain. On rebondit sur une de tes premières questions à savoir attendre dix ans avant de sortir un premier album, en constatant que c’est une question de maturité.


Le travail sur les arrangements est très beau, avec de belles envolées symphoniques. Comment avez-vous réussi à mettre en avant cet aspect et pour que cela ne sonne juste et pas ringard ?

Gauthier : Il y a un truc qui fait clairement la différence qui n’est pas tout à fait de la composition, c’est la production. Nous sommes passés entre les mains de Gwen Kerjan pour le mixage et V. Santura pour le mastering et ça fait la différence !


Clairement avec Ace Ventura au mastering, ça change tout…

Fabrice : (Rires) !

Gauthier : (Rires) Ah non, pas lui, plutôt, Victor Bullok "V. Santura" guitariste de Dark Fortress et Triptykon, qui est également ingénieur son. Et la production reste quand même un élément clé quand tu écoutes la musique : la production fait une énorme différence sur ton ressenti vis-à-vis de ce que tu écoutes. Tu peux écouter une composition incroyable, si elle est mal produite, tu ne vas pas l’écouter. Au contraire, tu peux écouter des chansons de merde qui sont super bien produites : elles vont quand même te rester car la production fait la différence.


On ne peut pas ne pas citer l'introduction et de ‘Per Ignes Mortuus’ qui rappelle les chants grégoriens. Est-ce que c’est un passage indispensable pour installer une ambiance religieuse, quasi-mystique ?

Gauthier : J’ai envie de dire oui et non…


Ils ont quand même été foutu de faire des trucs incroyables au nom de la religion et je trouve ça fascinant !



D’ailleurs, n’est-ce pas un paradoxe de mettre cette ambiance presque religieuse dans le death ?

Gauthier ; Nous sommes d’accord ! En fait, ça m’intrigue, ça me passionne, ça me turlupine… toute l’imagerie de la religion et notamment catholique m’intrigue, me passionne… et en fait, on utilise quelques images de la religion -comme dans l’EP, il n’y a pas de doute sur la pochette- et pourtant on ne parle pas de religion parce qu’on s’en fout finalement : chacun fait ce qu’il veut avec la religion, on n’a pas notre avis à donner là-dessus. Mais on a quand même choisi de mettre un Jésus sur la pochette de l’EP et on a choisi des chants grégoriens et d’ailleurs sur ‘Per Ignes Mortuus’, on parle de religion à demi-mot. Mais c’est vraiment l’imagerie qui me fascine et puis musicalement, il y a des trucs incroyables. Ils ont quand même été foutu de faire des trucs incroyables au nom de la religion et je trouve ça fascinant !


Notre objectif est de faire passer de l’émotion !




Cette introduction ‘Per Ignes Mortuus’ contraste avec sa suite. En plus de la mélancolie, les contrastes également évoqués dans ‘The Ashes to Pain’ n’est-elle pas également une marque de fabrique du groupe ?

Gauthier : Notre objectif est de faire passer de l’émotion. Notre objectif n’est pas de coller à un style ou suivre telle ou telle recette qui plairait au public. Et ‘Per Ignes Mortuus’ est un très bon exemple de contrastes avec un final incroyable, un des meilleurs finals de l’album…

Fabrice : … niveau émotion, clairement, il te prend aux tripes !


On parlait de contrastes, cet album est également rythmé et varié (‘From Contempt to Graves’). Est-ce que cette variété caractérise Toward The Throne ?

Fabrice : Je pense que c’est un aspect de la composition qui nous attire beaucoup. Il peut y avoir des passages bourrins, d’autres calmes… je pense qu’on se lasserait vite à ne faire que du bourrin ou que du calme…

Gauthier : Ce titre répond à l’émotion du moment. On ne sait pas poser la question comme ‘The Sorrow’ qui est bien violente au contraire. On assume et on ne se dit pas qu’au bout de 6 minutes de violence, c’est peut-être trop : c’est l’émotion qu’on voulait faire passer à ce moment-là. A l’inverse, tu as ‘Still, Denial’ qui est beaucoup plus posé. Et enfin d’autres comme ‘Per Ignes Mortuus’ qui d’un coup sont violents, puis d’autres calmes… C’est vraiment une question d’émotion du moment quand on compose la chanson !


Nous parlions de ‘From Contempt to Graves’, tu as cité ‘The Sorrow'. Pourquoi avoir utilisé des discours sur ces titres même si ce n’est pas un concept album, l’utilisation d’un tel procédé renforce cette idée ?

Gauthier : Je n’ai pas trop envie de spoiler parce que les morceaux ne sont pas encore sortis. On a Charlie Chaplin et son discours extrait du "Dictateur" sur ‘The Sorrow’.

Fabrice : C’est un discours avec un fort et plein de compassion sur l’intro et pendant le break.

Gauthier : C’est incroyable d’écouter ce qu’il dit. Il y a une résonance dans les mots.

Fabrice : C’est vraiment marquant et j’ai lu qu’il avait bossé ce discours pendant des mois parce qu’il voulait toucher les gens sur chacun des mots. Et quand tu l’écoutes, au bout de 3 minutes, tu as envie de pleurer.
Et l’autre discours sur ‘From Contempt to Graves’, c’est Winston Churchill. Et ce qui m’a vraiment marqué, c’est la force de l’homme qui vient et qui parle.

Gauthier : Ce qui est assez drôle, c’est qu’on a décidé d’intégrer ces discours dans nos chansons après l’écriture des paroles… Ce n’est pas une inspiration initiale ! On aurait pu penser l’inverse parce que ce sont des discours hyper connus, mais non. Et pour compléter le propos, en réécoutant ces discours, nous nous sommes dit que ça collait parfaitement.


(Laurent Gisonna arrive à ce moment)



Laurent Gisonna : Vous êtes beaux !


On parlait de toi précédemment en évoquant la sortie de ce premier album de Toward The Throne "Vowed to Decline" sur Metal East Productions. Mais je profite de ton passage pour te poser LA question : comment se fait-il que la première sortie de ce label ne soit pas un album de Deficiency ?

Laurent : Parce qu’il n’est pas encore prêt !


Mais c’est assez paradoxal, non ?

Laurent : Oui et encore, il y a des chances que le prochain album ne soit pas celui de Deficiency.


Laurent de votre label nous écoute attentivement. Vous avez mis les moyens pour cette sortie, quelles sont vos attentes ?

Gauthier : On a eu vraiment beaucoup de chance et nous sommes super reconnaissants envers tous les gens qui nous ont accompagnés pour cet album. On a tout fait nous-mêmes pour l’EP, on en a été super fiers mais on voit les limites de tout faire par soi-même. On avait besoin d’être accompagnés.
Sur cet album, il y a des gens qui nous ont tendu la main comme Cédric Duseyau qui a cru en notre musique -il était en cours de formation d’ingénieur-son et nous a prêté son matos- mais également Laurent. On s’était dit que ce serait cool d’avoir un label mais en fait, Metal East n’est pas un label classique, c’est surtout un accompagnement et effectivement, la journée promotionnelle d’aujourd’hui, c’est grâce à Laurent, c’est grâce au label… cette ouverture, ces contacts, c’est grâce à Laurent qui prend le temps de nous accompagner et de nous conseiller.


On est même certain de ne pas se rembourser les sommes investies dans cet album mais on ne le fait pas pour l’argent mais si quelqu’un fait du metal pour l’argent, il a perdu d’avance. Clairement, on fait ça par passion…



Et au regard de tout cet investissement, quelles sont vos ambitions ?

Gauthier : On sait très bien qu’on ne gagnera pas des millions avec l’album, c’est une évidence. On est même certain de ne pas se rembourser les sommes investies dans cet album mais on ne le fait pas pour l’argent mais si quelqu’un fait du metal pour l’argent, il a perdu d’avance. Clairement, on fait ça par passion…


Mais où cette passion peut vous amener ?

Gauthier : On adorerait bien évidemment partir en tournée avec des groupes qu’on adore…


… comme Deficiency…


Laurent : On va ouvrir pour eux à leur release party le 17 octobre.

Gauthier : Et plus tard, partir en tournée européenne avec Dark Fortress ou Death Heaven. Je vais honnête avec toi, il y a quatre ans quand on a sorti notre EP, notre objectif était de jouer au Grillen à Colmar parce que c’était la plus grande scène locale. On y a joué depuis trois ou quatre fois. Cet objectif a été atteint.
Nos objectifs, on les a déjà dépassés en termes de productions : on a fait des trucs de fou. On n’aurait jamais pensé tourner un clip avec Brice Hincker … Allez je balance une info, on n’en pas tourné qu’un mais deux ! Donc quelque part, on a déjà dépassé nos objectifs.
Après, pour l’avenir, bien évidemment, on rêve de partir en tournée, de faire des grosses scènes… profiter de ces moments parce que le live, c’est l’expérience ultime !


On a commencé par la question qu’on vous a trop souvent posée au contraire quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ou à laquelle vous rêveriez de répondre ?

Gauthier : Il y a une question qu’on n’a pas abordé et qui me tient à cœur, c’est le booking parce qu’aujourd’hui, c’est la misère.

Fabrice : On n’en pas parlé parce qu’on n’a pas parlé Covid et c’est tant mieux…

Gauthier : On est un groupe qui n’a pas énormément touché par la Covid, nous étions en phase de composition. Aujourd’hui, on veut défendre notre album en live mais la situation est dramatique pour certains organisateurs. Je ne leur lance pas la pierre en disant qu’ils ne nous programment pas. Certains n’ont toujours pas repris leur activité parce qu’ils attendent toujours de voir ce qu’il va se passer, d’autres ont mis la clé sous la porte et enfin, les derniers qui se battent mais ils ont des tournées qui ont déjà été reportées trois fois et qu’ils doivent caser. Et comme aujourd’hui, nous ne sommes pas le seul groupe à sortir un album, il y a un peu embouteillage et c’est compliqué à gérer…


Emotionnellement, on est tellement attachés à cet album et à la musique qu’on n’en pouvait plus d’attendre.




Aurait-il fallu décaler la sortie de cet album ?

Fabrice : Initialement, nous avions prévu de sortir cet album plus tôt dans l’année mais on n’en pouvait plus : il fallait qu’il sorte, on avait trop envie de le partager.

Gauthier : On aurait pu faire comme certains groupes qui décident de faire comme ça, mais ça fait des années qu’on travaille dessus… Emotionnellement, on est tellement attachés à cet album et à la musique qu’on n’en pouvait plus d’attendre.


On croise les doigts… Merci beaucoup

Toward The Throne : Merci infiniment, c’était un grand plaisir !


Merci à ThibautK pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/towardthethrone/
 
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