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TITRE:

AYRON JONES (03 JUIN 2021)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK



Music Waves part à la rencontre d'Ayron Jones pour une interview émouvante dans laquelle il évoque son abandon enfant, sa foi en l'être humain et son point de vue sur l'état actuel de l'Amérique.
CALGEPO - 11.06.2021 -
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Ayron Jones aurait pu être un homme à la dérive : abandonné enfant par ses parents, il a trouvé en la musique un sens à sa vie. Music Waves est parti à la rencontre du musicien afin d'évoquer cet album cathartique symbole d'une Amérique qui semble abimée mais aux indéniables ressources pour briller encore plus fort. L'artiste évoque sa foi en l'être humain pour aller au-delà des difficultés notamment raciales au travers un album profondément humaniste, mais aussi son parcours émouvant.



Ravi de te rencontrer Ayron, surtout que nous venons d'apprendre que ton titre 'Mercy' a atteint hier la place de numéro 1 au Billboard US... Comment te sens-tu suite à cette annonce ?

Je suis submergé par plusieurs sentiments mais c'est positif. Tu sais il y a des moments où tu dois atteindre un sommet comme celui-là dans ta vie et tu repenses au chemin que tu as fait pour en arriver à ce stade. C'est cela qui me rend assez émotif, ce parcours plus que la place elle-même.




Rentrons dans le vif du sujet si tu le veux bien. Nous aimons commencer nos interviews par la question qu’on t’a trop posée et à laquelle tu es fatigué de répondre, quelle est cette question ?

(Rires) Quelle question ! (ndlr : il demande à son manager) Peut être comment se prononce mon prénom et mon nom...


Pas de difficulté de prononciation. Aujourd’hui nous allons parler de ton nouvel album "Child Of The State", comment s’est construit son cheminement dans le contexte actuel ?

C'est comme l'aboutissement de mon expérience de vie en quelque sorte, mis en lumière sous forme de chansons. Il y en a des nouvelles mais aussi quelques anciennes que j'ai retravaillées pour l'occasion. Mais en majorité l'album contient de nouvelles compositions qui ont été écrites à la fin de l'année dernière. Ce sont des instantanés de ma vie à un moment donné, qui sont réunis aujourd'hui.


Être exposé à la musique très jeune m'a permis de découvrir qui j'étais en tant que personne moi qui n'avais pas de parents pour me raconter mon histoire, mon parcours et d'où je venais.


On connait ton histoire, tu as été abandonné par tes parents qui ont connu des problèmes liés à la drogue et c’est je crois ta tante qui s’est occupé de toi et qui t’a fait connaitre la musique Gospel et Soul, tu as pratiqué et pratique toujours plusieurs instruments en autodidacte : batterie, guitare, violon… Qu’est-ce que la pratique de la musique a représenté pour toi très jeune ?

Être exposé à la musique très jeune m'a permis de découvrir qui j'étais en tant que personne, moi qui n'avais pas de parents pour me raconter mon histoire, mon parcours et d'où je venais. J'ai eu du mal à découvrir qui j'étais réellement. Mon identité et ma musique étaient quelque chose que je pensais liées. Elle a toujours été avec moi. C'était une façon pour moi de créer ce que je suis actuellement.

Tu as pris des cours de violon, en quoi cet enseignement t’aide dans ta manière de composer ?

Prendre ces cours et donc pratiquer de la musique classique a suscité l'intérêt en moi d'écrire de la musique et surtout d'écrire des chansons justes en termes de composition, dans les arrangements. Une partie de la théorie musicale que j'ai reçue a certainement joué sur ma manière d'écrire et d'être attentif à la mélodie. Je n'étais pas un très bon violoniste mais ces cours n'ont pas été vains. 





D'une certaine manière tu mélanges le rock et le classique ?


Oui, dans une certaine mesure, tu peux le voir comme ça. Peut-être pas dans la forme mais dans l'esprit et la manière d'aborder l'écriture d'une chanson. La musique est de toute façon en constante évolution et les meilleurs auteurs-compositeurs ont tendance à suivre certaines manières d'écrire. Donc même si je tiens compte de ces valeurs dans les structures initiales et le fait que je joue de la musique rock, j'essaie toujours de rester sur ma propre idée et suivre en quelque sorte cette tendance afin de rester pertinent avec le public qui me suit.


Ton nouvel album évoque cette partie de ta vie et cet abandon dans le poignant "Take Me Away", la musique pour toi est-elle avant tout une forme de thérapie ou de catharsis ?

Je te dirais oui et non (Rires) ! D'une certaine manière la musique pour moi est très thérapeutique sous plusieurs aspects mais j'ai aussi d'autres choses dans ma vie qui m'aident à me sentir bien. Donc pour moi, écrire et chanter, je le vois comme une manière de pouvoir m'adresser à quelqu'un sur ce qui se passe autour de moi et dans ma vie. Tu peux en effet le voir comme ça. Je pense que c'est peut être sur un certain point un exutoire pour ma santé mentale. Toutefois, je ne peux pas non plus dire que ça l'emporte sur l'action réelle de parler à quelqu'un qui peut vous aider comme un psychiatre...


Ils ont créé quelque chose qui allait devenir un héritage pour continuer à faire vivre leurs noms et apporter de la fierté à notre famille


Tu dédies d’ailleurs cet album à tes parents qui ne sont plus là, même si ils ne se sont pas occupés de toi, est-ce que tu penses qu’ils sont fiers de ce que tu es devenu de là où ils sont ?

Je dirais que oui. Je pense qu'ils sont fiers de ce que je suis devenu. Mes parents sont décédés, mon père s'est battu dans la vie, il est parti il y a  quatre ans maintenant. Ma mère elle il y a environ huit ans. Je pense que même s'ils n'ont jamais vraiment eu la chance de me voir grandir et de voir ce que je deviendrai, je pense qu'ils le sont tout de même. Ils seraient fiers de se dire que malgré leurs problèmes, leurs luttes, ils ont créé quelque chose qui allait devenir un héritage pour continuer à faire vivre leurs noms et apporter de la fierté à notre famille par opposition au fait que nous continuions à vivre dans le désespoir et la pauvreté (ému).


Le fait que cet album fasse partie de cet héritage, c'est aussi ce qui t'a guidé à le faire ?


Il était important que ce soit fait. Tu sais, le pardon en tant qu'êtres humains est l'une des choses les plus importantes qui soit en nous. Nous avons la capacité d'aller de l'avant. J'ai toujours vécu ma vie en gardant cela à l'esprit. Je ne vais pas leur en vouloir pour ce qu'ils ont vécu et les conséquences que ça a eu sur moi, les difficultés rencontrées m'ont renforcées. Ils ont juste fait au mieux quand ils le pouvaient. Et c'est mon travail de continuer à devenir quelqu'un de bien, d'établir une nouvelle voie pour que notre famille puisse vivre.


Peut-on dire que la musique t’a sauvé la vie ou dans une moindre mesure donner un sens à ta vie ?


Autant d'émotions, oui, je pense. Oui, c'était la seule chose qui pouvait m'apporter en retour de l'amour, de la reconnaissance, une sorte de baguette magique et même au-delà de ce que tu peux imaginer.


"Child Of State" est produit par Sir Mix A Lot qui est rappeur, quel a été son apport et sa vison dans la conception de l’album plutôt rock ?

On se connait depuis longtemps puisqu'il a produit mon premier disque indépendant et donc c'était super de pouvoir se retrouver sur ce disque. Lorsque j'ai commencé dans l'industrie musicale et que j'ai commencé à jouer dans des bars et des clubs, il a été la première personne à me donner la chance de pouvoir réaliser mes albums et de m'apprendre ce que signifiait d'être un artiste travaillant dans un studio d'enregistrement. Il m'a permis de prendre une autre dimension par rapport à un simple musicien de bar. Sur cet album, certaines chansons lui doivent beaucoup comme 'Baptized By Muddy Waters' ou 'My Love Remains' qui étaient des anciennes compos. Il m'a appris aussi sur ce que cela signifie de produire ses propres affaires.


Ma recherche principale était de capturer ce sentiment et d'être capable de tendre la main à quelqu'un qui n'écouterait pas forcément normalement ce que je lui aurais dit autrement que par une chanson.


Cet album n’est pas seulement auto-centré sur toi mais il évoque notamment les faits sociétaux et notamment raciaux accentués par le crime subi par Georges Floyd dont le drame s’incarne dans le titre 'Mercy' où on ressent cette oppression, dans quelle mesure c’était important pour toi de faire ressentir cela ?


Oui, tu as très bien cerné le sujet. C'était pour moi une forme de miséricorde. Il était important de capturer ces émotions dans cette chanson. C'était important pour moi de le faire d'une manière qui n'allait pas faire peur. L'année dernière, beaucoup de gens ont déclenché le thème de “Black Lives Matter”, et des personnes se sont adressées aux enfants et aux jeunes blacks pour parler de ces problèmes. Ma vision était de leur parler d'une manière qui évoquait une émotion pure sans conflit. Ma recherche principale était de capturer ce sentiment et d'être capable de tendre la main à quelqu'un qui n'écouterait pas forcément normalement ce que je lui aurais dit autrement que par une chanson.


L'élection de Biden a démontré qu'il faut regarder notre société en profondeur pour pouvoir continuer à profiter des fruits de la démocratie.


En France nous connaissons aussi dans une moindre mesure ce genre de faits de société. On sait que l’histoire se répète mais comment expliques-tu que l’espoir né de l’élection d’Obama ait abouti à l’extrême inverse avec l’élection de Trump et ses excès ? Est-ce qu’il faut en passer par ce passage d'un extrême à l'autre pour au final se dire que ce qu'on avait avant n'était pas si mal ou pour faire renaitre de l’espoir incarné par l’élection de Biden notamment ?

C'est une bonne question à laquelle il est très difficile de répondre, du moins à titre personnel et je ne suis pas un très bon analyste. Tu sais, je ne suis pas un politicien qui pourrait expliquer la nature humaine. Mais c'est comme ça, c'est humainement ces contradictions qui peuvent expliquer ces changements. Les gens vont toujours essayer de trouver un moyen de rencontrer d'autres personnes qui pensent de la même façon et parfois la peur n'est pas reconnue comme une bonne conseillère. C'est un sentiment que vous ne pouvez ne pas connaitre mais quand elle rentre en jeu il se passe des choses inexplicables. Obama était une figure d'espoir dans la politique américaine voire au sens plus large. Mais cela étant, même si il était censé incarner cet espoir, cela a mis en évidence le fait qu'il y a des gens qui ne ressentaient pas ce que d'autres ressentaient à propos du monde voire des gens différents d'eux. Obama n'a pas créé la situation, ni Trump. Ces situations sont toujours sous-jacentes dans la société. Elles ont été peut être enflammées par ces deux politiciens, consciemment ou inconsciemment. Mais ils se trouvent au cœur de notre société. Qu'ils soient présents ou non, ces choses allaient de toute façon éclater. L'élection de Biden a démontré qu'il faut regarder notre société en profondeur pour pouvoir continuer à profiter des fruits de la démocratie. Il nous faut nous guérir et nous écouter les uns les autres et peut-être se battre un peu.

Tu sais, parfois même il faut se battre avec des gens que vous aimez afin de trouver une solution et le faire directement dans cette Amérique qui a été abimée par la politique de Trump qui l'a détruit sous couvert de la miséricorde.





On le voit d'ailleurs sur la cover du titre 'Mercy' avec le drapeau américain en lambeaux, c'est le symbole de l'Amérique actuelle que tu voulais faire passer ?

Oui, je veux dire part là que c'était le point de miséricorde. Ce pays est à genoux avec ses luttes intestines. Je voulais faire un drapeau en feu mais on m'a dit que ce serait peut être un peu trop agressif. J'ai fini par être d'accord avec eux parce que ce n'était pas à propos d'une Nation en feu, il ne s'agit pas d'une Nation qui mérite ça, de brûler. Il s'agissait d'essayer d'exprimer où nous en étions à cette époque. Nous étions à genoux et nous le sommes encore à certains égards.


Merci pour ta vision réaliste et donc vivante de ce vécu. Revenons à la musique. Elle est protéiforme entre grunge, rock bien sûr pop, une rencontre entre Nirvana, Pearl Jam et Lenny Kravitz et Michael Jackson, tu es un enfant des années 90 avec le son de Seattle, ce métissage ça te représente ?


A 100%, oui. En ayant grandi à Seattle, j'étais entouré par ce son, les années 90 à l'époque de gangsta rap, le grunge... Lenny Kravitz est le plus grand artiste rock de la planète. Michael Jackson est énorme, une légende. Tous ces gens étaient si grands à cette époque qu'il était naturel qu'ils aient une telle influence sur moi. Et donc j'ai trouvé le moyen pour l'exprimer, ma guitare, ma musique et ces choses se sont en quelque sorte infiltrées en moi. Il s'agissait de découvrir aussi mon son, qui allait être Ayron Jones ? Je pense que c'est vraiment ce que tu as entendu, l'aboutissement de tous ces choses qui permettent de ressortir mon identité.





Cet album par son nom et les thèmes qu’il évoque me fait aussi penser à Bruce Springsteen et notamment "Born In The USA" mais aussi sa discographie ("The River"), comprends-tu ce sentiment ?

Je vois tout à fait ce que tu veux dire, cette corrélation. Bruce Springsteen évoque plus l'Amérique d'un point de vue industriel, ouvrier. Ce que je peux être pour l'Amérique noire, en quelque sorte. J'aime bien ce lien.


Ce genre d'albums rock qui parlent de problèmes sociétaux semblent avoir moins de visibilité dans l'industrie musicale actuelle... te sens-tu d'accord avec ce constat vis-à-vis de l'évolution de cette industrie ?


J'ai l'impression que la musique va par vagues, par cycles. Rien ne disparait vraiment. Parfois c'est juste en sommeil. Je pense que nous sommes dans une période du temps où le rock plus frais est de retour. Peut-être que je suis moi même dans cette mouvance pour porter l'attention du public sur ce genre d'album. Il y a 10 ans en arrière, je pense que je partage ton constat, mais depuis 2 ou 3 ans il y a une forme de retour aux racines de la part des groupes américains.


Je suis plus un légataire qu'un sauveur.


Et tu penses donc faire partie de ce renouveau ?

Je pense que beaucoup semblent dire cela dans les médias, sur la façon dont je serais l'un des sauveurs du rock et tout ce genre de chose. Mais je ne suis qu'une continuation de ce qui a toujours été, un héritage qui a toujours été là. Je suis plus un légataire qu'un sauveur.


Penses-tu qu’il est encore aujourd’hui du rôle des artistes de dénoncer ces problèmes sociétaux, on sent les artistes de moins en moins concernés ou frileux à s’engager par rapport aux années 80 voire 90 ?


Je le pense, oui. C'est toujours notre travail en tant qu'artistes de parler des questions dont les politiciens ne peuvent pas parler parce que la politique est un jeu tellement mathématique. C'est stratégique. Vous devez dire des choses en politique que vous ne diriez pas normalement parce que vous êtes affiliés à tel ou tel parti ou à une cause. Je pense que les musiciens et les artistes ont toujours été en dehors de cela, ce qui nous à permis d'avoir ce rôle pour fournir une voix aux gens que normalement vous n'auriez pas chez un politicien. En ce sens nous avons un grand pouvoir ou du moins une grande portée. D'une certaine manière nous avons plus de pouvoir que la plupart des politiciens. C'est donc notre travail de dénoncer ces choses qui ne vont pas pour aider notre société à évoluer et à devenir plus consciente.


Toutefois, de mon point de vue, je pense que cela parait plus individualiste par rapport aux années 80 voire 90 où les musiciens, les groupes se réunissaient pour des grandes causes ?


Je ne saurais l'expliquer. Pourquoi un nouvel artiste est plus individualiste aujourd'hui qu'avant. Nous traversons aujourd'hui encore une période de pandémie....


Oui, mais cela ne date pas de cette pandémie mais depuis une bonne dizaine d'années ....


Je sais que l'industrie a changé, le format de ce genre d'engagement aussi. Je suis ici à New York pour un concert de charité, les artistes restent engagés mais moins collectivement. Il y a aussi une évolution technologique où certaines choses moins grandioses se font par le biais des plates-formes numériques, et peut-être que cette forme finira par avoir le même retentissement que les grands concerts des années que tu évoques. Peut-être qu'ils se feront en ligne avec une collecte de fonds, être diffusés en direct du stade contre paiement... Mais, tu as raison, peut-être que ces rencontres sont moins répandues aujourd'hui qu'elles ne l'étaient avant. 


La musique qui m'a toujours parlée est la musique qui sonnait si humaine, celle qui représente un esprit humain qui trouve la beauté dans ses imperfections



Tu expliques aussi qu’un album doit avoir des imperfections pour captiver l’attention, c’est une pensée intéressante car beaucoup de musiciens passent du temps à rechercher la perfection au contraire, en quoi est-ce important pour toi, la gestion des imperfections ?


En quoi est-ce important ? Parce que c'est la nature humaine, l'esprit humain. Ces termes sont pour moi subjectifs : parfait, imparfait. Nous sommes ici des êtres qui contemplons notre existence dans notre conscience et nous oublions qu'il y a une beauté si profonde dans le fait que nous faisons consciemment des erreurs. Nous aimons constamment faire du mal, constamment faire des choses qui seraient considérées comme imparfaites. Mais comme tu le sais, si nous regardons le point de vue de la perfection, personne ne peut l'atteindre. Donc pour moi, la musique qui m'a toujours parlée est la musique qui sonnait si humaine, celle qui représente un esprit humain qui trouve la beauté dans ses imperfections : la distorsion, un son gras... Ces choses qui sont magnifiquement imparfaites qui nous rendent parfaits. Cet album incarne l'imperfection et donc l'humain.





On arrive on espère à cette fin de pandémie, avec la reprise des concerts qui donnent un sens au métier de musicien, comment appréhendes-tu cette reprise après cette longue pause ?

J'attends la fin de cette période avec impatience. Tu sais, j'ai construit ma carrière avant tout comme un musicien live, comme beaucoup d'entre nous. La pandémie nous a frappé de plein fouet. C'est une chose d'avoir un disque numéro 1 dans les charts mais ça n'a pas autant de saveur que de jouer en live. Et pense vraiment à ce moment-là, aux tournées, les concerts qui me rendent le plus heureux. J'ai hâte d'y être et on commence à prévoir des dates.


Et est-ce que nous aurons la chance de te voir en France ?


Je l'espère en tout cas. Je serai en Europe à la fin de l'année avec plusieurs dates mais rien de très fixé pour l'instant.


On a commencé l’interview par la question qu’on t’a trop posée, quelle est celle à laquelle tu aurais aimé répondre et qu'on ne t’a pas posée ?


(Rires) Laisse moi réfléchir... Quelle est ma couleur préférée ?


Je pense deviner mais vas y, quelle est cette couleur ?


Le noir parce qu'elle est le fruit de toutes les autres couleurs mélangées. C'est toute la couleur et pas de couleur. C'est peut être la plus profonde et celle qui symbolise l'existence humaine et c'est pour ça que je l'aime.


C'est donc une bonne conclusion, un album humain, peu importe la couleur de toute façon !


Oui, c'est à nous de faire évoluer cette conscience afin d'atteindre un niveau supérieur.


Même si je peux concevoir qu'il est parfois dans certaines situations, plus dur d'être noir que blanc ?


Oui, c'est à un tel niveau aujourd'hui ! Je sais que nous allons continuer à faire des progrès là-dessus. Nous devons toujours faire face à ces différences culturelles que nous avons, il nous faut trouver une nouveau sens, un nouveau terrain d'entente, aller de l'avant. C'est tout ce que nous pouvons faire, mec ! Et pardon, c'est cet esprit qui est notre plus grand outil en tant qu'humains. Je continue à pardonner les uns les autres.


Merci pour cet entretien !

Merci, c'était génial de parler avec toi.




Plus d'informations sur https://www.facebook.com/ayronjonesmusic
 
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