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PLASTIC BERTRAND (15 FEVRIER 2021)


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INTERVIEWS
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AUTRES



Music Waves a vécu une expérience humaine en rencontrant Plastic Bertrand pour qui tout continue de planer...
STRUCK - 05.03.2021 -
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A l'occasion de la sortie de son nouvel album "L'Expérience Humaine", nous avions rendez-vous avec l'inusable Plastic Bertrand avec qui nous avons évoqué cette nouvelle expérience studio mais également la carrière riche d'un artiste qui a marqué toute une époque...





Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée et à laquelle tu aurais marre de répondre ?

Plastic Bertrand : Pourquoi Plastic Bertrand ? Je l’ai tellement dit et redit : j’ai l’impression que tout le monde le sait désormais… Je pense que c’est un fait établi maintenant… (NdStruck : en 1977, un journaliste spécialisé dans la mouvance punk -Bert Bertrand- avait mis au défi Plastic Bertrand -de son vrai nom Roger Marie François Jouret- et son producteur Lou Deprijck d’enregistrer la première chanson punk francophone et c’est le producteur qui a trouvé le nom de Plastic Bertrand qui fait référence aux vêtements en plastique avec lesquels s’habillaient les punks et Bert Bertrand qui a donné l’idée)


Pour être franc, je suis étonné, je pensais que cette question allait être celle liée à la polémique…

… (il coupe) si je chante ou je ne chante pas ? Alors ça, je m’en fous complétement ! On me l’a souvent posée effectivement mais c’est tellement un détail pour moi, c’est ridicule…


C’est un détail…

C’est un détail pour vous mais pour moi, ça veut dire beaucoup (Rires) !


Mais ça ne te chagrine pas que certaines personnes se focalisent sur cette polémique plus que sur le succès d’un tube intemporel ?

Non, c’est se concentrer sur un clou sur lequel on aime bien taper… Mais franchement ça ne représente rien dans ma vie et en plus, j’ai gagné deux procès à ce sujet…


Et si ce n’était pas le cas, tu ne serais pas là pour en parler…

Exactement, quelques années après : 40 ans plus tard (Sourire) !
Donc non, ce n’est pas ça : ce qui m’énerve le plus, c’est "Pourquoi Plastic Bertrand ?" alors que j’ai l’impression d’y avoir répondu mille fois…


Tu pourras regarder, nous ne te la poserons pas…

Parfait (Rires) !


Faire un album sans n’avoir rien à dire n’a aucun intérêt !




Ton actualité est ton nouvel album "L’Expérience Humaine" mais depuis "Dandy Bandit", cela faisait 11 ans que nous n'avions pas eu un album de Plastic Bertrand. Ce nouveau record est-il à mettre au crédit de tes nombreuses activités comme présentateur, protagoniste de Star 80 et Age tendre et tête de bois, golfeur qui ont retardé ton œuvre ?

(Rires) Golfeur, mais golfeur sur le tard ! Ça me fait du bien ! Mais c’est marrant, le golf a l’image d’un sport de vieux bourgeois alors que c’est un sport que toutes les grandes stars - de David Bowie à Alice Cooper - pratiquent. Mais ici, quand tu joues au golf, tu es à limite de la mort comme si c’était le dernier sport qu’on faisait dans sa vie alors que c’est le seul truc qui me fait du bien : je marche 10 kilomètres, je pense à autre chose… c’est juste sublime !
Mais le délai n’est pas lié au golf que je ne pratiquais pas il y a 11 ans. Non, il faut savoir que j’ai beaucoup tourné avec l’album précédent avec mon groupe américain et québécois Poxy dont le leader s’appelle Xavier Caféïne : c’était en 2009-2010 et j’ai tourné avec eux jusqu’en 2012.
En 2012, j’ai de nouveau eu envie de dire des choses parce que faire un album sans n’avoir rien à dire n’a aucun intérêt !
On a donc commencé à se dessiner et notamment savoir avec qui je voulais le faire à savoir Dan Lacksman au point de vue son et Alec Mansion… Je savais vers quoi je voulais aller, j’avais le thème de l’album…


L’idée était de faire une comédie musicale en anglais.


Mais on parle de 2012 et nous sommes en 2020 !

(Rires) Oui, je parle de 2012 et on a commencé à écrire le titre phare de l’album... l’idée était de faire une comédie musicale en anglais.


Ce qui explique que l’album soit décliné aussi bien en anglais qu’en français mais également le fait qu’il sonne comme un concept album…

Exactement !


Nous voulions parler de cet extra-terrestre qui regarde le monde un peu à la façon de Bowie




Tu expliques donc cette longue période d’abstinence studio en raison d’un concept ambitieux ?

Tout à fait ! Nous voulions parler de cet extra-terrestre qui regarde le monde un peu à la façon de Bowie. Et effectivement ça a pris beaucoup de temps pour monter ce projet de comédie musicale qui ne s’est pas fait finalement…
Et nous avons repris le projet lorsque nous étions sur Star 80 avec Alec : dans le tour bus, plutôt que de ne rien faire, nous étions tous les deux en Bluetooth en train de travailler : c’était génial !
Je suis quelqu’un qui bouge beaucoup et qui tourne beaucoup, et c’est grâce à Star 80 que nous avons pu continuer à écrire ce qui n’était plus une comédie musicale mais un album…


C’est grâce à Star 80 que nous avons pu continuer à écrire ce qui n’était plus une comédie musicale mais un album…



Tu l’as indiqué par ailleurs, derrière les manettes, on retrouve Alec Mansion (Leopold Nord et Vous) et Dan Lacksman (Telex). Est-ce que tu n'as plus de rancune envers Telex pour sa version personnelle de ‘Ça plane pour moi’ ?

J’estime que tous les gens qui reprennent ‘Ça Plane’ aiment la chanson et donc quelque part, ils doivent m’aimer un peu. Donc non, je n’ai aucune rancune quand j’entends les versions de Metallica ou de Sonic Youth au contraire : je te trouve ça absolument génial et très flatteur !


Comment as-tu travaillé avec ces deux vétérans de la pop ? Plastic impose et les autres disposent ?

L’écriture s’est vraiment faite entre Alec et moi mais on ne sait pas que c’est un mélodiste incroyable ! Bien sûr, tu as toujours l’arbre qui cache la forêt avec ‘C’est l’amour’, la chanson populaire par excellence mais derrière ça, c’est un des meilleurs mélodistes que je connaisse !


Ce qui m’intéresse c’est de changer de style et surtout ne pas faire ce que les gens attendent de moi !



A ce propos, ne peut-on pas dire la même chose de toi à savoir que Plastic Bertrand se résume pour la majorité à ‘Ça plane pour moi’ aussi populaire soit-il mais tout ce que ça peut comporter comme clichés et donc passer à côté de ce nouvel album étonnant ?

Tout à fait ! Il faut quand même se rendre compte que sur ces dix albums, j’ai eu la chance de passer d’un style à l’autre et il n’y a que ça qui m’excite ! Demain, s’il y a un onzième album, je ne suis pas sûr qu’il soit électro : je ne ferai que ce que j’ai envie de faire, tout simplement !
Tout ce qui m’intéresse, c’est de passer de ‘Sentimentale-moi’ à un album comme "Dandy Bandit" qui est plutôt électro punk… Ce qui m’intéresse c’est de changer de style et surtout ne pas faire ce que les gens attendent de moi !


Dans cette optique, il y a eu cet EP en collaboration avec The Young Assassins où tu reprenais des standards de la musique sur des tonalités différentes. Tu as cité Metallica, Sonic Youth qui ont repris ‘Ça plane pour moi’ tout comme Sting également, pourquoi ne pas avoir faire un EP de reprises de titres d’artistes qui t’ont repris et ainsi boucler la boucle ?

Le prochain peut-être (Rires) !
Mais pour en revenir à ce nouvel album, franchement, j’avais vraiment envie de dire quelque chose : ce n’était pas un effet de style ! C’est peut-être lié à mon grand âge, j’avais besoin de communiquer et de dire à l’humanité que je les aimais : c’est essentiel pour qu’un album soit réussi !


Tu citais David Bowie dont l’écoute du dernier album est poignante quand tu sais qu’il savait que c’était son dernier… Tu viens de me dire que tu avais besoin de dire à l’humanité que tu les aimais : rassure-nous, tout va bien ?

Ecoute, je vais très, très bien et tant que j’aurai cette envie, je continuerai ! Il est hors de question pour moi de faire un album pour faire un album et continuer à exister ! Je m’en fous royalement ! Ce qui est important pour moi, c’est créer quelque chose que je pourrai défendre sur scène !


On retrouve un son que tu avais développé sur l'album "Pix", qui est peut-être l'un de tes meilleurs albums. Est-ce que ce son électro-pop avec une voix passée au vocoder façon Daft Punk… est une manière de boucler la boucle en leur rendant hommage tout en soulignant que tu avais initié ce son il y a bien des années ?

Je suis content que tu parles de ça. C’est difficile pour moi de le dire, de l’affirmer : en tous cas, je leur rends simplement hommage.
Cet album me ressemble énormément, peut-être plus que les autres parce que je n’hésite pas à montrer ce que j’aime. Alors qu’en général, on emploie toujours une figure de style en disant "C’est mon style !", ce n’est pas le cas pour cet album dans lequel je montre ce que je suis et je suis construit de tout ça : j’annonce la couleur !
Mais j’aime bien avoir des réflexions comme la tienne qui me permettent de dire que depuis ‘Tout Petit la Planète’, ce que j’ai fait n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd !





Le premier titre éponyme ‘L’Expérience Humaine’ nous fait découvrir un extra-terrestre qui fait part de sa vision de la Terre-vision un peu critique…

Critique mais positive ! Il y a beaucoup d’amour : cet album parle beaucoup d’amour !


… Cette critique indirecte peut faire référence aux "Lettres Persanes" de Montesquieu où des Persans rapportent les différents travers de la société française et du monde occidental sur un faux mode naïf. Est-ce que tu t'inscris dans cette démarche, prendre un peu de hauteur pour faire passer ton message ?

J’aime bien cette comparaison. C’est très drôle parce que je n’ai pas pensé à Montesquieu mais j’ai toujours aimé dire des choses importantes simplement : ça me paraît très important parce que je ne suis pas un donneur de leçons.
J’essaie vraiment d’être très proche de mes sensations mais c’était très délicat. Pour cet album, de la pochette au concept-album, l’avatar que j’ai pris parce que je dis les choses simplement - mais c’est difficile de dire les choses simplement - et j’avais besoin de cet espace que me donne le côté avatar / extraterrestre pour vraiment dire aux gens ce que je pense d’eux !


'Mes jours' est mon cadeau à Bowie, ce titre est mon ‘Space Oddity’ et je ne le cache pas…




Plus tard, une autre chanson ('Mes Jours') révèle un véritable attachement à la Terre avec une musique un peu grandiloquente…

Oui, pour moi, ce titre est mon cadeau à Bowie, ce titre est mon ‘Space Oddity’ et je ne le cache pas… C’est vraiment ce qui m’a construit : c’est une chanson qui est très importante pour moi et à l’inverse de faire un album gadget rien qu’avec des voix trafiquées. La voix sur ce titre est une voix flat qu’on a pratiquement enregistrée en une fois. Je me souviens d’ailleurs de Dan en studio qui pleurait et je veux absolument retrouver ça sur scène. Je pense qu’on peut mélanger les genres, pourquoi sous prétexte que c’est un album concept qu’il faudrait se donner un style uniforme et ne pas en sortir, au contraire… Certes, je raconte une histoire -et tout se rapporte à cette histoire- mais le style, tu en fais ce que tu veux !


Pendant le confinement, tu t'es livré sur Youtube à une version acoustique de ton titre ‘Tout Petit la Planète’ qui révèle des questionnements écologiques à l’époque avant-gardistes. On retrouve cette idée dans d'autres chansons mais est-ce que ‘Mes Jours’, ceux que la planète pourraient revendiquer, sont-ils comptés ?

Je suis un positif et je pense que nous sommes en train de nous réveiller et que ça va aller très, très vite…


Mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

Non, il n’est pas trop tard. Si c’était le cas, il faudrait baisser les bras. Je ne pense pas que ce soit déjà foutu, je pense que la science va nous aider. Je pense qu’on a fait la preuve avec un vaccin qu’on a pu monter en un an. Si bien que si l’Humanité parvient à se servir de la science pour sauver l’Humanité et ne pas la détruire : nous sommes très bien partis ! J’y crois et je ne laisse pas tomber !


Je ne comprends toujours pas pourquoi les gens me reconnaissent dans la rue et ça fait très peur !


‘Mr Do It’ peut nous sauver. Cette chanson nous offre l'espoir de la venue d'un messie. Avec un dialogue entre toi et les chœurs où les chœurs exagèrent tandis que Mr Do It précise qu'il n'a rien de spécial mais que l'union fait la force. Ce titre est-il à percevoir comme une critique directe ou non de la religion à la façon de "La vie de Brian" des Monty Pythons ?

L’objet de la chanson est exactement ça ! Je suis très heureux que l'aies souligné. Parfois, les gens cherchent un prophète et lui ne comprend pas pourquoi il est propulsé chef. Dans ma vie, ça m’est arrivé qu’on me demande mon avis sur tout. Cette chanson est hyper importante dans l’album avec son côté funk qui me plait énormément. C’est un questionnement essentiel parce que ça fait plus de 40 ans que je suis sur la scène et je ne comprends toujours pas pourquoi les gens me reconnaissent dans la rue et ça fait très peur !


Mais cette question de prophète peut être généralisée à la religion de façon générale…

J’ai un gros problème avec toutes les religions qui font s’abaisser et s’agenouiller les gens…


‘Petit Prince’ fait à nouveau référence à l'extra-terrestre à travers l'œuvre d'Antoine de Saint-Exupéry.  

J’aime bien ce mélange des genres. Bien sûr, nous nous sommes inspirés d’Antoine de Saint-Exupéry mais à ma façon et ça s’intègre parfaitement à l’album une nouvelle fois.


Sur ce morceau, la musique est plus atmosphérique, réflexive, à l'inverse des précédents plus électro, funk, était-ce une volonté de sonner plus grave ?

Je ne sais pas pourquoi. Tu sais, ‘Petit Prince’ remonte à très, très loin, c’est quelque chose qui m’a toujours accompagné. Je me souviens qu’en Belgique, nous avions des cours de diction en primaire et ma première récitation que j’ai faite devant le professeur était un extrait du "Petit Prince".


Encore une fois, la boucle est ainsi bouclée…

Exactement ! ‘Petit Prince’ m’a toujours accompagné et à 66 ans, tu te retrouves à chanter ce titre alors qu’à 6 ans -il y a 60 ans- tu le récitais à ton prof ! J’aime vraiment ça et ça s’intègre parfaitement au concept !





Tu évoques une nouvelle fois le concept, avec ces rythmes enjoués et électro-pop, ‘Sexy You’ pourrait être le nouveau single. Pourtant, n'as-tu pas peur que le public passe à côté de ton message et du concept qu’il semble se tirer de cet album ? En somme, malgré la gravité des problèmes actuels, le business aurait toujours le dernier mot en mettant en avant un titre un peu plus léger ? Ou est-ce à dire qu'il vaut mieux continuer à danser jusqu'à l'Apocalypse ?

C’est évident qu’il faut continuer à danser ! Mon but n’est pas d’être un artiste "intelligent" : je me fous de ça ! Je veux donner de l’énergie aux gens. Certes, je dis des choses mais elles m’appartiennent et je veux les partager mais il faut continuer à danser : Let’s dance (Sourire) !


‘Don't Stop’ qui use des vocoders est dans la même veine que ‘Sexy You’. Ce titre enregistre la participation de Leee John d’Imagination mais nous voulions savoir si les ‘Yes we can’ étaient un hommage à Obama ?

C’est clair qu’il y a un clin d’œil d’autant que quand nous avons enregistré l’album, je n’étais pas très heureux de voir que Trump était à sa place…


… tu dois donc être heureux depuis ?

Je suis très heureux (Sourire) mais on l’a échappé de belle : on parle d’à peine quelques millions de voix sur 300 millions !
Non mais je suis très, très heureux ! Je ne suis pas un artiste engagé en mode (il prend l’intonation de Renaud) "Tatata misère !" mais n’empêche que toutes ces chansons sont faites de ce que je suis.

Et concernant Leee John, c’est une histoire d’amitié. Nous avons fait des centaines de concerts ensemble un peu partout dans le monde et nous avions envie de travailler ensemble. C’est extraordinaire parce que les artistes ont beaucoup d’ego et malgré tout, nous sommes parvenus à faire quelque chose ensemble ! Nous avions envie de chanter ensemble et quand c’est Leee John qui chante divinement bien, c’est du bonheur !


‘51’ bouleverse un peu la donne avec un son électro plus dur. Mais avant tout, ‘51’ est-ce un jeu de mot alcoolisé sur ton nom de scène ?

(Rires) Non, c’est la seule chose de l’album que tu as loupé ! J’étais très impressionné jusqu’à présent par tes questions mais ‘51’, c’est une zone de désert dans le Nevada dans lequel on pense qu’on a enterré les restes de Roswell. C’est une zone hyper protégée par l’armée, dans lequel il est interdit d’entrer si bien que personne ne sait ce qui s’y trouve. C’est pourquoi ma partie est en anglais !
Et ce titre est une espèce de manifestation devant l’armée américaine pour savoir ce qu’il s’est passé parce qu’on pense que c’est là que sont enterrés les restes de Roswell. Donc non, ça n’a rien à voir avec le pastis : c’est le seul truc que tu as loupé sur l’album (Rires) !


La fin de l'album est un atterrissage en douceur dans une zone enneigée et sombre. Même si le titre s'intitule 'Présence' on peut noter l'absence de la voix. Etait-ce pour montrer que la nature aura le dernier mot quand l'espèce humaine s'éteindra ?

Je pense que cet album n'est pas mal écrit parce que tu as tout pigé (Sourire) !
Pour commencer, comme il n’y a pas de voix -c’est l’absence- et l’appeler ‘Présence’ m’amusait. Mais surtout, j’ai l’impression que ce sont les bruits que j’entends dans ma tête. Plus que les bruits de la nature, c’est ainsi que j’entends le silence. Mon silence n’est pas un vide mais est peuplé d’accidents, de trucs qui se frôlent… et je voulais que ce titre soit le début et la fin du spectacle qu’on avait imaginé sur scène.


On t'a vu aussi en tant qu'acteur dans des films comme "Légitime Violence" de Serge Leroy où tu jouais ton propre rôle ou dans "Le Bénévole" de Jean-Pierre Mocky…

… C’était un cadeau de pouvoir jouer avec Michel Serrault !


Mais de façon générale, regrettes-tu de ne pas avoir eu de rôles plus longs au cinéma ?

En fait pour faire du cinéma, il faut un agent et je n’ai jamais pris d’agent pour faire du cinéma. Mais c’est à chaque fois des rencontres et c’est merveilleux : on parle de rencontres avec Mocky, Serrault… qui sont quand même des gens extraordinaires.

Mais je n’ai jamais cherché à vouloir être acteur parce que je crois que je suis un très mauvais acteur d’abord : ce n’est pas mon métier, ce n’est pas ma passion, ma passion est la musique avant tout. La musique m’a tout donné et tout pris : j’ai construit ma vie autour de la musique depuis que je suis tout petit. Quand j’étais petit, je ne voulais pas être comédien mais musicien !

Mais la vie fait qu’on m’a proposé de jouer dans un film de Mocky et ça ne se refuse pas : ce n’est pas possible ! Ce sont des accidents et j’espère qu’il y en aura d’autres parce que ce sont de belles rencontres.





On a commencé cette interview par la question qu'on t’a trop souvent posée au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ou à laquelle tu adorerais répondre ?

C’est la question la plus difficile ! Est-ce qu’un jour tu seras sous la Coupole (Rires) ? Il n’y a pas de réponse, juste pour qu’on me flatte pour rire (Rires) !


Merci…

Merci à toi, c’était vraiment très agréable ! j’étais vraiment très content dans ta compréhension de ce que j’ai voulu faire sauf ‘51’ (Rires) ! Je suis ravi…


Merci à Adrianstork pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.musicwaves.fr/
 
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