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Extrait musical |
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Notes |
La note de Torpedo : 7,0/10
Rédaction (Moyenne) : 8,1/10 Marc M : 7,0/10Niurk : 9,0/10Noise : 8,0/10Nuno777 : 9,0/10pascalj : 8,0/10StevenAkerfeldt : 8,0/10thibautk : 8,0/10
Lecteurs : 8,4/10 Nbr. de notes : 12Nbr. d'avis : 5
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Caractéristiques |
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| Album : Awake - Groupe : Dream Theater |
CD de Metal Progressif paru en 1994 sous le label Eastwest
"Awake" est le troisième album studio de DT et sans doute le plus expérimental. C'est lors de la phase de mixage de celui-ci que Kevin Moore annonce aux autres membres de la formation sa décision de partir. Il créera peu de temps après son propre groupe Chroma Key. Cette annonce n'aura bien sûr aucun impact sur la sortie de l'album et la tournée qui s'ensuivra verra l'arrivée de Derek Sherinian au poste de claviériste.
Si "Images & Words" suivait une route toute tracée depuis leurs débuts, il est évident que "Awake" vient perturber les attentes de ceux qui auraient pu attendre une suite. Le style DT reste aisément définissable, mais bon nombre d'évolutions amènent l'auditeur à constater que l'ère "Images & Words" semble bel et bien terminée.
La première vient du chant de James Labrie : Le style envolées dans les aiguës s'il n'a pas totalement disparu est bien souvent remplacé par une voix plus grave et suffisamment forcée pour en paraître éraillée.
La seconde vient de la musique elle-même, qui amène à la définition d'un album expérimental. Les différentes pistes évoluent dans plusieurs directions, donnant un aspect particulièrement décousu de DT que l'on ne connaissait pas. Sans doute Kevin Moore y est-il pour quelque chose... En effet les passages atmosphériques aussi bien aux claviers qu'à la guitare sont légions donnant un coté lancinant, parfois mystique très inhabituel.
Mis à part ces différences, on retrouve ce qui fait la force de DT, notamment les fameuses successions de passages techniques rugueux et de passages mélodieux donnant le frisson.
"Awake" n'est au final pas un album si différent des autres. Comme à son habitude, la formation évolue en douceur, ne coupant pas complètement les ponts avec ses précédentes production tout en ajoutant assez d'éléments pour se renouveler. Certaines parties vous feront totalement craquer (la fin de "Innocence Faded" par exemple) et d'autres vous ennuieront profondément. Mais globalement tout le monde devrait y trouver son compte.
Chronique écrite par Torpedo le 29.08.2003
Groupes proches Aeon Zen, Affector, Alkimya, Andromeda, Animations, Anthropia, Anvision, Arrow Haze, Atmosfear, Atto IV, Auspex, Azazello, Bader Nana, Beyond The Bridge, Circus Maximus, Cirrha Niva, Dante, Darkwater, Dec Burke, Degree Absolute, Derek Sherinian, Dimension Act, Division By Zero, Docker's Guild, Dominici, Dreamscape, Dyscordia, Effloresce , Evil Wings, Eyefear, Feedback, Fughu, Hacride, Haken, Headspace, Infinita Symphonia, James Labrie, Jordan Rudess, Kalisia, Kingcrow, Liquid Tension Experiment, Lord Of Mushrooms, Mind Key, Mindflow, Myhybris, Oceans Of Time, Pagan''s Mind, Pain Of Salvation, Pantommind, Perihellium, Rc2, Rosa Luxemburg, Roswell Six, Sanction X, Sandstone, Semantic Saturation, Shadow Gallery, Sieges Even, Silent Call, Sinestesia, Six Magics, Solstice Coil, Soul Secret, Spheric Universe Experience, Stolen Memories, Stride, Syrek, Telergy, Tellus Requiem, Terminal, The Dust Connection, The Fractured Dimension, The Long Escape, The Reasoning, The Third Ending, Thought Chamber, To-Mera, Utopia, Variah, Variah, Venturia, Wolfspring, Wolverine, Zero Gravity
Pistes 01. 6:00 - 5:31, 02. Caught In A Web - 5:28, 03. Innocence Faded - 5:42, 04. Erotomania (Instrumental) - 6:45, 05. Voices - 9:53, 06. The Silent Man - 3:47, 07. The Mirror - 6:45, 08. Lie - 6:33, 09. Lifting Shadows Off A Dream - 6:05, 10. Scarred - 10:58, 11. Space-Dye Vest - 7:30
Formation James Labrie : Chant John Petrucci : Guitare Kevin Moore : Claviers John Myung : Basse Mike Portnoy : Batterie
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| Les avis des lecteurs |
Avis de Niurk (écrit le 23.02.09) | Note : 9.0/10 | Awake est bel et bien un éveil pour Dream Theater, celui de son côté sombre, la mélodie la plus dure, l'instrumentale la plus âpre, la voix la plus grave et la tonalité générale la plus sombre. Fort de cette observation on pourrait craindre un album trop lourd, trop dense, mais il n'en est rien et l'ensemble trouve un équilibre dans son inflexion.
Débutions par un détail important en signalant la qualité clinique du son : pour un groupe qui propose une trame sonore riche de multiples strates, il est vital pour se faire entendre au sens propre et figuré de ne pas prendre ce détail à la légère. C'est chose faite ici et on peut en prendre pour preuve la première seconde du premier morceau qui offre à Mike Portnoy un son de batterie ravageur, l'un des plus pur et beau que j'ai pu entendre.
Sur le plan des compositions, il ne s'agit pas d'épater la galerie gratuitement : les envolées techniques sont maitrisées autant que les montées dans les aigus d'un LaBrie qui assoie définitivement ici sa très bonne réputation de chanteur... en studio ! Voices porte d'ailleurs de façon amusante parfaitement son nom puisque tout y passe en matière vocale sans qu'on parvienne à isoler défaut !
Les titres s'enchaînent donc, rugueux et riche, un et multiple tel l'instrumentale Erotomania symbole d'un accomplissement mélodique et technique. Il ne s'agit pas d'en faire des tonnes, mais de mettre la note juste à l'instant juste, et d'ailleurs quand vient le moment de calmer le jeu avec un The Silent Man plus léger, tout le monde débranche le courant pour faire le break à l'unisson !
Reste 2 compositions particulières : scarred, épique d'un album qui n'en comporte en fait aucun puisqu'A Change of Season avait été repoussé, nouvelle démonstration générale et synthèse allant de Voices à Lie, de Lifting Shadow à The Mirror. Puis le dernier morceau, celui qui me fait pleurer autant qu'il m'élève, la dernière pierre à l'édifice : Space Dye Vest. Infiniment beau, infiniment triste, c'est le morceau de la rupture pour Kevin Moore, comme une offrande faite à ceux qui tentèrent de le retenir en vain.
Nouveau succès pour Dream Theater qui démontre ici que stagner ne fait pas partie de ses projets ! Oui... mais après alors ?!
Avis de ZoSo (écrit le 24.07.08) | Note : 9.0/10 | En 1992, le nouveau groupe de la scène Métal avait pondu Images and Words, qu’on pourrait résumer sobrement en disant qu’il a révolutionné le monde du Métal et donné un nouveau souffle à un mouvement progressif qui commençait à tourner en rond. Rien de moins. Autant qu’après avoir entendu les chansons de cet album jusque sur les très pop MTV et autres radios FM son successeur était fortement attendu…
L’album prend quelques longues secondes à démarrer, mais lorsque 06H00 part enfin, le constat est direct : c’est de la très grande musique. James LaBrie a bien pris ses marques dans le groupe et ses performances vocales sont plus variées et surtout plus lâchées que sur l’opus précèdent. La musique elle-même est plus agressive, plus heavy, tout en sachant rester légère et fine grâce à des claviers très discrets mais très efficaces. Sur la première partie de l’album, le résultat est proche du sublime. Le génie des compositions et des arrangements, doublés d’une production très cohérente avec le tout, est presque insolent. Même un titre comme Innocence Faded, petit frère d’Another Day, très pop, est joué avec beaucoup de finesse et de maîtrise. Le sommet est atteint sur la suite A Mind Beside Itself… Erotomania est une pièce de virtuose, Voices un long morceau épique aux multiples couleurs et dont le solo est de toute beauté, The Silent Man vient élégamment clôturer la déferlante avec sa touche acoustique.
La suite de l’album est un peu en dessous du raz de marée sonore décrit ci-dessus. Le riff lancinant de The Mirror jure avec le début de l’album, mais la chanson est sauvée par des claviers particulièrement inspirés. Lie et Lifting Shadows… semblent un peu plus faibles comparés au reste et Scarred n’est pas franchement formidable. A noter que Labrie est un peu moins incisif sur ces titres. Néanmoins même ces morceaux plus faibles regorgent de petits trésors sonores et la balade finale Space-Dye Vest est l’un des plus beau titre jamais écrit par le groupe.
Cet album fabuleux souffre du syndrome de « l’après chef d’œuvre » comme Piece of Mind de Maiden, ou Clutching at Straws de Marillion. Il est pourtant évident à son écoute qu’il n’est pas loin du niveau de son illustre prédécesseur.
Avis de Tarjy (écrit le 21.08.07) | Note : 7.0/10 | Un album de Dream Theater un peu plus agressif mais restant suffisamment progressif pour être intéressant. Pas comme un certain Train Of Thought... Enfin, Awake n'est pas toujours irréprochable, mais il possède son lot de temps forts... Bizzarement, le morceau qui m'a le plus marqué et que je trouve extraordinaire, c'est le dernier Space-Dye Vest. Sans doute le plus calme, le plus atmosphérique, le plus étrange, et le plus beau tout simplement... J'adore ! Reste qu'Awake n'atteint pas dans son intégralité le niveau d'un Scenes From A Memory ou d'un Images And Words et que ceux-ci restent de loin mes préférés de Dream Theater. 7.5/10
Avis de Juzam (écrit le 21.08.07) | Note : 9.0/10 | Sans aucun doute LE chef-d'oeuvre de Dream Theater selon moi. Rarement un album m'a procuré autant d'émotions, des larmes à la rage, de la sérénité aux frissons. Pourtant, certains morceaux ne me plaisent que très moyennement, notamment Caught in a Web, mais le reste atteint de tels sommets musicaux qu'ils sont vite oubliés. Citons en vrac la trilogie Erotomania, Voices, The Silent Man et ses nombreuses apothéoses et sa magnifique cohésion, l'hypnotique The Mirror, les énergiques 6.00 et Lie, la superbe ballade Lifting Shadows of a Dream, et ces deux bijoux de DT que sont Scarred et Space Dye Vest. Sur cet album James La Brie n'a jamais aussi bien chanté, Petrucci été aussi émotif et créatif, Portnoy aussi juste. Enfin, Awake est l'album qui nous fera à jamais regretter le départ de Kevin Moore. Il suffit d'écouter les autres albums du groupe pour constater que quelque chose a disparu, ce petit plus qui fait du DT de ces années-là une formation execptionnelle. Finis les Space Dye Vest, les Wait for Sleep d'Images and Words, composés par lui, sniff... On pourra toujours se consoler en écoutant ces albums puisque de toute façon on ne peut s'en lasser.
Avis de Leviathan (écrit le 21.08.07) | Note : 8.0/10 | Mon premier album du groupe et l'un des meilleurs ! Des morceuax pleins de virtuosité !
Avis de The Monk (écrit le 21.08.07) | Note : 9.0/10 | Pour moi, Awake est LE meilleur album de DT et ne souffre d'aucune faiblesse. Les ambiances sont très variées: ça va d'un métal assez basique - si un morceau de DT peut être qualifié de basique - avec 6:00 ou Caught in a web jusqu'à la dernière plage atmosphérique émotionnelle qu'est Space-Dye-Vest, en passant par la magnifique ballade Lifting Shadows of a dream, les épiques Scarred et Lie, et surtout la magnifique suite progressive A mind beside itself. Ce morceau est grandiose et au bout d'une centaine d'écoutes, ne m'a toujours pas lassé, des premières notes de l'instrumental Erotomania jusqu'à la fin de The Silent Man, cette suite est passionante de bout en bout.
Evidemment, l'immense talent des musiciens est mis en valeur, il faut écouter Mike Portnoy jouer de la batterie sur cet album et les solos magnifiques de John Petrucci qui privilégie toujours (enfin, à cette époque) l'émotion à la technique (mention spéciale pour les solos de Erotomania, Voices, Lie et Scarred, tous beaux à pleurer quoique très techniques, et pour le très beau petit solo de Lifting Shadows off a dream). Kevin Moore, qui quittera ensuite le groupe, ne nous gratifie pas d'énormément de solos de claviers (le seul "vrai" solo est l'impressionant solo de 6:00) mais préfère créer des ambiances comme sur The Mirror. John Myung est toujours très carré e t son solo à la fin d'Erotomania est très bienvenu. Et le chant? Au chant, James Labrie signe encore une véritable performance tout en réussissant à évoluer. En effet, il apporte à son chant une agressivité inhabituelle (6:00, Caught in a web, The Mirror, Lie), tout en réussissant à rester calme sur certains passages où cela le nécessite.
Enfin, comment passer sous silence la production immense de cet album? Jamais une batterie n'a sonné aussi bien, jamais les claviers n'ont autant ressemblé à des guitares (à l'écoute de 6:00, on ne distingue même plus les deux), et la guitare de Maître Petruuci n'a jamais semblé aussi puissante, soutenue par la basse légèrement en retrait de l'excité John Myung.
Pour conclure, cet album est indispensable à tout fan de prog qui se respecte, plus que tout autre de DT. Dream Theater n'a d’ailleurs jamais réussi à égaler ce disque magistral, peut être à cause du départ de Kevin Moore. Personnellement, c'est l'album que j'emporterais sur une île déserte.
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[Vidéo (Youtube)] Dream Theater - Lie (Video)
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