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Présentation |
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De passage à Paris pour la promo de leur album "Hit The Zoo", les Anglais de Exile Parade ont répondu aux questions de MusicWaves. |
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Interview Exile Parade (29 Février 2012) |
Exile Parade existe depuis 2009 avec la sortie de l’EP "Brother Ballet" peut-on dire que "Hit The Zoo" est la matérialisation de vos premiers pas dans la composition musicale ? Daniel Lomax : En fait, l’album est fait de plusieurs sessions d’enregistrement différentes, c’est la raison pour laquelle l’album a pris un peu de temps. "Brother Ballet" est sorti rapidement car il contient des morceaux de sessions de l’album qui étaient déjà prêts.
Mais malgré tout cela n’explique pas pourquoi vous avez mis si longtemps pour sortir cet album ? Daniel Lomax : Nous avions un certain nombre de chansons prêtes à être enregistrées mais nous ne pouvions pas le faire par manque d’argent. Sans argent, tu ne peux rien faire ! La location de studio coûte extrêmement chère. Nous sommes entrés en studio pour faire des sessions d’enregistrement pendant deux semaines, nous avons tout dépensé et nous avons donc dû aller sur la route pour en trouver plus. Et il s’est passé plein de choses: j’ai perdu ma voix pendant un certain temps… Nous sommes allés en Chine, nous avons dû faire de l’autopromotion pour trouver plus d’argent et ensuite trouver du temps pour enregistrer. Il s’est passé pas mal de choses en fait !
Tu as parlé de votre concert en Chine devant un public de 20.000 personnes. Comment un jeune groupe comme le vôtre vit une telle expérience ? Daniel Lomax : Oh c’est fantastique, mais c’est ce que nous voulions tous, c’est donc ce qui devait arriver ! Chris Owen : Ce n’est pas juste un tour de chauffe ! Daniel Lomax : Nous voudrions jouer pour 20.000 personnes tout le temps ! C’est une expérience fantastique ! C’est un rêve d’être sur une grande scène, devant une énorme foule !
Mais quand vous avez enregistré cet EP, pensiez-vous pouvoir jouer devant un tel public ? Chris Owen : D’une certaine façon, oui (Sourire) ! Daniel Lomax : Nous l’espérions, bien sûr !
Et est-ce que ce genre d’expérience, change votre perception de la vie ? Daniel Lomax : Tu veux toujours plus en fait ! Mais quand nous étudions, nous étions encore chez nous, le fait de te dire que tu vas jouer devant 20.000 personnes, tu penses que tu vas être nerveux ou effrayé mais ce n’est pas le cas : jouer devant 5 ou 20.000 personnes, ça ne change rien ! Chris Owen : Ce genre d’expérience t’ouvre l’esprit, te fait réfléchir, voir toutes ces choses : comme venir aujourd’hui à Paris puis redevenir nous… Ça te fait réfléchir à la vie !

Vos réponses sont assez éloignées de celles que j’ai pu lire par ailleurs dans lesquelles vous dîtes que la réaction du public en général, et chinois en particulier, à votre musique était bonne puisque votre musique était bonne. Etait-ce une réponse avec un brin d’humour ou pensiez-vous vraiment ce que vous disiez au risque de passer pour des prétentieux ? Daniel Lomax : Mais c’est totalement vrai quand tu parles de tous ces endroits ! Les raisons pour lesquelles nous sommes allés là-bas, c’est que les gens nous voulaient et appréciaient notre musique ! Donc oui, on peut dire qu’on fait de la bonne musique ! On ne raconte pas de conneries, les gens ne paieraient pas des milliers de Livres pour nous faire venir en Chine et nous faire jouer. Nous étions le seul groupe occidental présent à ce festival.
Je reviens juste sur ta réponse où tu dis que les gens ne payent que pour voir des bons groupes :il y a plein d’exemple où les gens payent énormément pour voir des concerts quelques fois en play-back. Chris Owen : Je vois ce que tu veux dire ! Mais je ne pense pas que tu ailles bien loin en faisant de la mauvaise musique, en particulier pour un groupe comme le nôtre où nous ne sommes pas signés sur une major qui ferait une énorme promo pour le groupe ! Non, nous n’avons rien d’autre à proposer que notre musique !
Selon vous, les gens sont connectés à votre musique et non à un groupe marketé soutenu par un label. Chris Owen : C’est exactement ça !
Et selon vous, quelles sont les particularités d’Exile Parade pour se faire remarquer dans la scène musicale surpeuplée ? Chris Owen : Le groupe ! Daniel Lomax : … et les mélodies ! Et les gens quand ils nous voient sur scène constatent que nous ne sommes pas des 'trous du cul' parce que nous sommes un vrai groupe, parce que tout le monde peut être dans un groupe !
Les médias vous qualifient de groupe de rock britannique ! Vous réclamez-vous de cette scène ? Daniel Lomax : Nous le sommes ! Nous sommes anglais et nos influences sont principalement britanniques, mais je pense que nous avons un son global. Je pense que notre son peut traverser le monde et toucher plein de territoires rock différents, que ce soit celui des années 60’s, 70’s, 90’s et actuel également.
Comment composez-vous dans le groupe ? Chris Owen : Nous avons des influences assez différentes, notre batteur est plutôt orienté heavy-metal et apporte un peu de cela, mais nous n’entrons pas dans ce genre pour autant. Daniel Lomax : Personnellement, je suis fan de vieille soul-black comme Sam Cooke. Même les Rolling Stones ont été largement influencés par la musique black.
"Hit The Zoo" est un album homogène dans son aspect rock catchy. Peut-on dire que vous avez écrit cet album avec déjà comme idée de le jouer live ? Daniel Lomax : Oui ! Mais avant toute chose, nous sommes un groupe de concert. Nous avons enregistré cet album du début à la fin sans tenir compte du processus d’enregistrement. Nous n’avions aucune idée de comment produire un album ! Nous n’avons fait que jouer l’album et nous sommes allés voir un producteur pour voir s'il pouvait faire en sorte que l’album sonne de telle façon. Donc on peut dire que nous avons eu une grosse influence sur la production. Mais avant tout, nous sommes un groupe live mais comme la plupart des groupes de rock en fait, notre intérêt est la scène, aller à la rencontre des gens !
Etes-vous d’accord si je vous dis que la musique d’Exile Parade est hypnotique dans ce sens où elle répète toujours le même riff ? Chris Owen : Tu veux dire une accroche ? Comme sur "Hello Blue" avec ses riffs de guitares, ses gros refrains… Daniel Lomax : Quand j’étais adolescent et même maintenant, j’aimais être allongé sur le sol de la cuisine en train de fumer ou boire et me perdre dans la musique. Nous voulons transférer cela aux gens avec une accroche, et que les gens se perdent dans les sons de guitares qui tournent et tournent.
Il y a trois chansons assez surprenantes par rapport au reste l’album… Daniel Lomax : Oui !
... deux ballades et le final psychédélique "Shadows". Avez-vous composé ces chansons pour surprendre votre public et révéler le potentiel de créativité musicale du groupe ? Daniel Lomax : Nous ne prévoyons pas les choses ! Nous ne disons pas qu’il faut faire tel ou tel titre. "Shadows" est arrivé en studio parce que cet album s’est fait en trois sessions d’enregistrement différentes. C’est la raison pour laquelle il est sur l’album, car ce titre est le reflet du voyage que nous avons connu pendant l’enregistrement ! Ce titre est juste l’histoire de l’enregistrement de l’album : toutes ces choses qui nous sont arrivées !
Une autre chanson surprenante est "If I’m Not Famous", assez proche du glam rock et David Bowie… Daniel Lomax : Merci !
Mais ce n’est pas la première fois que l’on fait cette comparaison ? Daniel Lomax : Pour être honnête, c’est la première fois qu’on nous le dit en interview ! Mais nous savions qu’il y avait du David Bowie dans cette chanson et nous n’en avons pas peur. Je veux dire que quand nous enregistrons une chanson, nous ne nous soucions pas et n’avons pas peur de savoir si elle ressemble à du David Bowie ou je ne sais quoi : si ça marche, ça marche et nous continuons ainsi.
Quelles sont les retours du public sur cet album ? Chris Owen : Depuis le début, nous avons toujours été bien accueillis et notre force c’est notre son, nos performances, et les chroniques de l’album vont dans ce sens, même si tu en as des merdiques (Sourire), mais en général, elles sont plutôt positives !
Et qu’attendez-vous de cet album ? Daniel Lomax : Nous espérons qu’il va nous établir dans l’esprit des gens et qu’il nous présentera bien au monde. Chris Owen : Et nous espérons qu’il sera une rampe de lancement pour le futur album.
Et quel peut être l’évolution musicale du groupe ? Quelque chose de plus psychédélique comme "Shadows" ou quelque chose de plus Bowie comme "If I’m Not Famous" ? Chris Owen : C’est difficile de répondre ! Daniel Lomax : Nous avons plein d’idées ! Nous n’avons pas encore de chansons entières d’écrites mais nous avons plein d’idées. Il y aura probablement un peu plus d’électro, ce sera plus varié. Chris Owen : Des guitares électroniques, des guitares synthétiques… Daniel Lomax : Mais nous ne voulons pas faire de croisement pour autant. Cça sera toujours rock avec des guitares prédominantes, des grosses mélodies, et un peu de drum-beat à la Chemical Brothers.
Et bien que vous n’ayez pas de titres entiers, vous avez déjà du nouveau matériel pour le futur album ? Daniel Lomax : Oh oui, nous sommes tout le temps en train d’écrire. Nous devons avoir pas moins d'une centaines d'éléments, des mélodies de chansons, des petites idées, des riffs de guitares, qui attendent. Et dès qu’une opportunité arrivera, nous les ressortirons.
Si vous deviez choisir un titre de "Hit The Zoo" pour faire découvrir Exile Parade à quelqu’un qui ne le connaîtrait pas, quel titre choisiriez-vous et pourquoi ? Chris Owen : Je dirais "Mash Schau". J’aime cette chanson ! J’aime écouter ce morceau de musique ! Daniel Lomax : Il est très euphorique ! Chris Owen : Très euphorique, tout à fait ! Mais je suis comme une mère, ce sont tous mes gamins (Rires) et une mère n’est pas censée choisir ses enfants ! Mais mon choix peut changer en fonction de mon humeur et ma réponse sera une autre la semaine prochaine voire même demain.
Quel est votre meilleur souvenir d’artiste ? Chris Owen : Il y en a en tellement mais je pense que je dirais la première session d’enregistrement que nous ayons faite ! Daniel Lomax : Et moi, je me suis senti membre d’un groupe à part entière pour la première fois quand nous avons travaillé avec un producteur fantastique. Nous pouvions parler des frères Gallagher, de toutes ces histoires, les Morrisey, dans un énorme studio, très cher, quelque chose que nous n’avions jamais vu auparavant ! Et bien entendu jouer en Chine ! En Chine (Rires) ! Mais il y en a tellement comme venir ici à Paris et parler de notre album avec tous ces journalistes : c’est exactement ce que nous voulions faire !
Et au contraire quel pourrait être le pire souvenir d’artiste ? Daniel Lomax : Le pire ? Je pense que le pire sentiment est après que la première session d’enregistrement studio soit terminée. Nous avons envoyé des démos, et nous pensions que nous pouvions faire ce que nous voulions. Tout était brillant, nous étions arrogants, stupides et jeunes. Et les retours étaient terribles, à savoir qu’on nous traitait de sales feignants qui avaient fait de la merde, et on nous demandait d’écrire plus ! Et même si nous n’étions pas totalement K.O., nous nous disions que nous étions mauvais et que nous n’y arriverions jamais !
Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ? Daniel Lomax : "Comment vous êtes-vous rencontrés ?" et tu réponds : "Je jouais au football. Il jouait au football !" (Rires) ! Chris Owen : Mais heureusement, la plupart des interviews sont écrites donc nous n’avons pas à l’écrire, nous faisons toujours le même copier/coller (Rires) ! Et depuis quelques temps, les questions sur la Chine reviennent pas mal !

Et au contraire, quelle est la question que vous souhaiteriez que les lecteurs de Music Waves vous posent ? Chris Owen : Hum… c’est comme ils veulent ! Daniel Lomax : Oui, c’est comme ils veulent !
Que vouliez-vous faire gamin ? Chris Owen : J’ai toujours voulu être un joueur de foot professionnel, mais je n’ai pas assez bon donc j’ai fait de la guitare et j’espère que je suis meilleur (Rires) !
Dans quelle équipe ? Chris Owen : Je suis supporter d’Everton ! Phil et Dave supportent Manchester City !
C’est leur année ! Chris Owen : Exactement ! Et Gary supporte également Everton, mais c’est vrai que cette année, Phil et Dave ont le sourire (Rires) !
Et toi ? Daniel Lomax : J’ai toujours voulu être sur scène ! J’ai toujours su que je serais sur scène ! Je ne savais pour y faire quoi : chanteur, danseur… Au début, j’étais vraiment embarrassé. L’opinion des gens, ça m’a pris du temps de l'accepter, mais un jour, je me suis dis : "Qu’est-ce que j’en ai à faire ?" et je me suis servi de ma voix comme un instrument !
Et êtes-vous fiers de ce que vous êtes devenus ? Chris Owen : Absolument ! Daniel Lomax : Si tout s’arrêtait demain, si nous ne devions pas aller plus loin, si tout devait s’arrêter demain : je pense que je serais très content ! Je considère que j’ai atteint une réalisation personnelle ! Pour autant, nous n’avons pas atteint tous nos buts. Nous pouvons en faire encore plus et aller plus loin ! Mais quand j’ai commencé à chanter, je n’avais même pas touché une guitare : tu vois il m’a fallu apprendre à chanter, comprendre la musique, comprendre les morceaux…
Et tu as évoqué que vous pouviez aller plus loin. Qu’attendez-vous pour le futur ? Daniel Lomax : Ce que nous voulons ? Nous voulons un contrat avec une maison de disques pour pouvoir toucher le monde et ainsi avoir des conférences de presse à travers le monde, toucher un maximum de personnes !
Et reproduire le fait de jouer devant 20.000 personnes. Chris Owen : Tout à fait ! Daniel Lomax : Oui, tous les jours, tous les jours !
Enfin, avez-vous un dernier mot à dire aux lecteurs de MusicWaves et peut-être en français ? Chris Owen : Certainement pas (Rires) ! Daniel Lomax : Non, je ne connais que "Bonjour". Chris Owen : "Merci". Daniel Lomax : Non, nous ne voulons juste dire aux gens de se procurer notre album : achetez-le s’il vous plaît ou volez-le ! Tout ce que vous devez faire est de vous le procurer ! Et quand vous l’avez, ramenez-le chez vous et ce que nous espérons c'est que vous l’aimerez et ainsi dépenserez 20 Livres pour venir nous voir jouer sur scène !
Super ! Daniel Lomax : Merci beaucoup ! Chris Owen : Merci !
Merci à Roger de Replica pour avoir rendu possible cette rencontre et Realmean pour sa contribution. |
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