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Cover



Extrait musical
Notes
La note de Marc M : 8,5/10

Rédaction (Moyenne) : 8,0/10
  • Noise : 8,0/10

    Lecteurs : 7,7/10
  • Nbr. de notes : 3
  • Nbr. d'avis : 0

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    /10
  • Caractéristiques
    TypeCaractere
    Chant/VoixAigue
    InstrumentsGuitare
    StylesAccessible / FM
    StylesEpique
    StylesInvite au voyage
    StylesLourde

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    Album : Eclipse - Groupe : Journey
    CD de AOR paru en 2011 sous le label Frontiers | Recommandé !

    Petite allusion au trentième anniversaire de l'album "Escape" (1981 – 2011), le titre de ce nouvel album est écrit avec un mélange de chiffres et de lettres, et le fameux scarabée illustrant les pochettes de "Departure", "Escape" et "Captured" est ici au centre du décor du somptueux digibook, éclipsant un soleil. Pourtant, si l'on s'attend à un retour vers l'époque bénie du groupe, "Eclipse" propose un mélange un peu inédit. Journey frappe très fort avec ce nouvel album de plus de 66 minutes, pour seulement 12 titres. Pas besoin d'être un génie des Maths pour faire le calcul : le groupe a étendu la durée de ses morceaux (plusieurs frôlent et dépassent les 6 minutes) et alourdit son propos. "Eclipse" est probablement l'album le plus puissant de leur carrière.

    Le ton est donné dès "City Of Hope" et ses riffs inoubliables, son refrain irrésistible sur un rythme à la fois rapide et syncopé et on pense un peu à l'album "Escape". C'est ici l'occasion pour Deen Castronovo de revenir au style plus lourd de ses anciennes collaborations avec Tony MacAlpine et d'autres virtuoses de la guitare dès la fin des années 80. Arnel Pineda s'en tire à merveille, son chant net et lyrique rappelle plus que jamais un Steve Perry au meilleur de sa forme. La tension ne retombe pas avec "Edge Of The Moment" qui part sur un riff encore une fois très inspiré et un solo superbe sur un rythme puissant et moyen. Les claviers, trop en retrait, donnent quand même une nuance orchestrale à l'ensemble. Mais le meilleur reste à venir avec "Chain Of Love" : belle introduction mystérieuse avec piano et synthés vaporeux, puis un énorme riff de guitare grave et épais démarre la section principale sur un tempo moyen pachydermique. Le côté orientalisant du morceau est digne du "Kashmir" de Led Zeppelin. C'est probablement le morceau le plus lourd de Journey mais pas le plus agressif au contraire : la mélodie est entêtante malgré l'ambiance sombre, le refrain lyrique et les solos de guitares sont épiques ! Epique est d'ailleurs sûrement l'adjectif le plus adapté à cet album. Et même lorsqu'arrive ensuite la longue ballade "Tantra", enfin menée par le piano de Jonathan Cain sur une introduction mélancolique, on retrouve une structure en crescendo. C'est en fait un véritable hymne que Journey nous offre, et le chant est à la mesure des mélodies : émouvant.

    Difficile de tenir une telle qualité tout au long d'un album, mais le reste, sans atteindre ces sommets, ne ressemble en rien à du remplissage. Le ton devient plus léger et plus AOR sur "Anything Is Possible", un titre qui ne déparerait pas sur "Evolution" ou "Departure" ! Idem avec le rapide "Ritual", le trépidant "Human Feel" (où Cain utilise l'orgue Hammond) ou encore "Someone". La ballade lente "To Whom It May Concern" est elle aussi assez typique du Journey des années 80, lyrique et puissante, avec un motif mélodique secondaire très reconnaissable. Côté surprise, "She's A Mystery" rappelle encore une fois Led Zeppelin avec sa légère teinte celtique, son mélange guitares acoustiques/électriques, et son final bien plus lourd. Et pour conclure l'album en beauté, l'instrumental "Venus" reprend un motif mélodique de "To Whom" sur lequel Schon improvise un énorme solo dont la puissance est magnifiée par le jeu de batterie déchainé de Castronovo ! Bilan : pas un seul morceau faible ni même seulement moyen !

    Alors, "Eclipse", album parfait ? Hélas non, il y a un bémol et il est de taille : il s'agit de la production de Kevin Shirley (qui laisse pourtant le mixage aux mains d'un autre ingénieur du son que lui !). Le son est très ample, énorme, mais surtout au niveau des guitares et de la voix ! Jonathan Cain a beau avoir cosigné l'intégralité des titres de ce disque (sauf un) avec Schon et être cité comme coproducteur, on ne l'entend pas assez. Pour un disque aussi sophistiqué, avec une nuance orchestrale sur bon nombre de morceaux, il est tout bonnement invraisemblable que les claviers soient aussi souvent sous-mixés alors qu'ils devraient faire décoller l'ensemble ! Seul le piano est suffisamment présent… lorsqu'il y en a ! Sans regretter la production aseptisée du milieu des années 80, on voudrait un son clair où chaque instrument se détache. Ici, non seulement les claviers sont noyés, mais les guitares sonnent parfois de manière un peu brouillonne et où est donc la basse de Ross Valory ? Ce choix de production est une erreur inexcusable, qui gâchera une partie du plaisir pour les amoureux des belles sonorités. Néanmoins, au niveau des compositions, c'est une grande réussite et "Eclipse" est sans doute l'un des tout meilleurs albums du groupe !

    Chronique écrite par Marc M le 31.07.2012


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    Pistes
    01. City Of Hope (6:02), 02. Edge Of The Moment (5:27), 03. Chain Of Love (6:10), 04. Tantra (6:27), 05. Anything Is Possible (5:21), 06. Resonate (5:11), 07. She's A Mystery (6:41), 08. Human Feel (6:44), 09. Ritual (4:57), 10. To Whom It May Concern (5:15), 11. Someone (4:35), 12. Venus (instrumental) (3:34)



    Formation
    Neal Schon : Guitare, Choeurs
    Ross Valory : Basse, Choeurs
    Arnel Pineda : Chant
    Jonathan Cain : Claviers, Choeurs
    Deen Castronovo : Batterie, Choeurs
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    [Vidéo (Youtube)] Journey - City Of Hope (Official Video)



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