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Cover



Extrait musical
Notes
La note de Mr.Blue : 8,0/10

Rédaction (Moyenne) : 7,3/10
  • Childeric Thor : 8,0/10
  • Marc M : 6,0/10
  • MétalNature : 8,0/10

    Lecteurs : 7,0/10
  • Nbr. de notes : 3
  • Nbr. d'avis : 0

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  • Caractéristiques
    TypeCaractere
    Chant/VoixAigue
    Chant/VoixGrave
    InstrumentsBasse
    InstrumentsBatterie
    InstrumentsClaviers
    InstrumentsGuitare
    Styles70's
    StylesFunky
    StylesJam
    StylesOld School

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    Album : Stormbringer - Groupe : Deep Purple
    CD de Hard Rock paru en 1974 sous le label Emi | Recommandé !

    Deux albums studio dans la même année, voilà quelque chose d’assez rare dans le monde du rock. "Stormbringer" sort en effet en 1974, moins de huit mois après un "Burn" mémorable. Le groupe, gonflé par l’arrivée de ses nouveaux chanteurs en profite pour battre le fer tant qu’il est chaud.

    Tout comme son prédécesseur, "Stormbringer" est le fruit de l’incroyable richesse musicale de la nouvelle formation. Coverdale et Hughes s’imposent plus encore sur ce second essai et l’enrichissent de leurs tendances : rock bluesy pour le Coverdale, et bases soul et funky pour Hughes. Tout cela mélangé au tonneau hard du pourpre profond propose un style très rock, suave et chaleureux. Leur rock en devient plus groovy et sulfureux, leurs mid-tempo et ballades plus sensuels. Par contre, dans l’histoire, c’est Ritchie Blackmore qui va perdre de son influence. La guitare se fait moins présente, les soli moins furieux et "Holy Man" est le premier titre du groupe sur lequel Blackmore n’est pas crédité. Ca sent la fin pour l’homme à la Fender Blanche. Mais ce dernier a déjà la tête ailleurs, tournée vers l’arc-en-ciel qui orne la scène lors des concerts, et vers le chanteur du groupe Elf, un certain Ronnie James Dio, rencontré lors des premières parties. Autre différence notable, les claviers de Jon Lord perdent aussi en solo mais viennent renforcer la mélodie. Le son quant à lui, est bien meilleur que sur "Burn", plus rond et plus chaud. Bref, Purple n’est plus ce qu’il était, et pourtant il reste toujours le même : un très grand groupe de rock aux bagages aussi variés que la garde robe de la reine Elizabeth : pop dans les 60’s, rock et hard rock début 70, puis soul et blues et les années 80 et 2000 nous prouverons encore que la bête à d’autres têtes (dont certaines pas très jolies). Résultat des courses : Purple a bien changé mais la patte de Blackmore s’impose encore sur plusieurs morceaux (son superbe solo sur "Hold On", quel jeu !).

    Le titre d’ouverture, "Stormbringer" est un rock très lourd et puissant avec un riff d’enfer : l’alliance parfaite entre le groove et le hard. "Lady Double Dealer" est un rock'n'roll endiablé et rapide. Ca joue costaud et ces deux titres sont sans doute les seuls de l’album à rappeler ce qu’était Purple en 1971. "You Can’t Do It Right" (encore un problème de nana) et "High Ball Shooter" sonnent plus funky mais restent fichtrement efficaces. D’ailleurs, le riff principal de cette dernière chanson était déjà dans la tête de Blackmore durant les sessions de "Burn" et on peut en entendre des bribes dans le solo de "Lay Down Stay Down". "The Gypsy" est la dernière contribution blackmorienne dans Deep Purple, un superbe morceau avec des lyrics forts et un solo d’une douceur rare.

    Malheureusement, à vouloir enchaîner trop vite les albums, "Stormbringer" nous offre des titres plus superficiels comme "Love Don’t Mean A Thing", "Holy Man" (chanté exclusivement par Hughes) ou "Hold On". Attention, j’ai dit superficiel, pas mauvais ! Les paroles sont certes moins funs qu’à l’époque de Gillan et Glover, mais vous me direz "de toute façon on s’en fiche, on comprend rien" et vous n’aurez peut être pas tout à fait tort. L’album s’achève sur un magnifique "Soldier Of Fortune" sublimé par un Coverdale en grande forme. Cette balade, exercice rare chez Purple, est l’une de toutes meilleures et Ritchie s’y révèle poignant, utilisant pour l’une des première fois une guitare acoustique.

    Voilà donc un album assez différent des autres, avec des points forts et des faiblesses, sans doute révélatrices de l’agitation qui secoue le groupe depuis quelques temps déjà. Peu après, Ritchie sera le cinquième musicien à quitter Deep Purple pour divergence musicale (sans doute la plus grande perte du groupe), laissant seuls les deux derniers membres fondateurs : le claviériste Jon Lord et le batteur Ian Paice, dont il faut saluer au passage le jeu exceptionnel sur cet album. Ce gars là sait tout jouer !

    Chronique écrite par Mr.Blue le 15.11.2009


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    Pistes
    01. Stormbringer - 04:03, 02. Love Don’t Mean A Thing – 04:23, 03. Holy Man – 04:28, 04. Hold On – 05:05, 05. Lady Double Dealer – 03:19 , 06. You Can’t Do It Right - 03:24, 07. High Ball Shooter –04:26, 08. The Gypsy – 04:13, 09. Soldier Of Fortune – 03:14 , 10. Holy Man (glenn Hughes Remix) – 04:32, 11. You Can't Do It Right (glenn Hughes Remix) – 03:27, 12. Love Don't Mean A Thing (glenn Hughes Remix) – 05:08, 13. Hold On (glenn Hughes Remix) – 05:13, 14. High Ball Shooter (instrumental) – 04:48



    Formation
    David Coverdale : Chant
    Glenn Hughes : Chant, Basse
    John Lord : Claviers
    Ritchie Blackmore : Guitare
    Ian Paice : Batterie
    Les avis des lecteurs
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