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| Album : Signals - Groupe : Rush |
CD de Rock Progressif paru en 1982 sous le label Polygram | Recommandé !
Je m’en souviens comme si c’était hier…
Je me revois dans ce magasin de disques, je me rappelle même de son nom : « Ambiance », c’était à Limoges, nous étions en 1982, dehors il faisait déjà nuit et je furetais encore à cette heure tardive dans les bacs comme bien souvent à cette époque-là… Je connaissais déjà Rush bien sûr, mais en ces années-là, être précisément « à la page » des nouveautés était un peu plus délicat que de nos jours et je n’attendais donc pas particulièrement une nouvelle production du groupe… Et puis je suis tombé sur cette pochette aux couleurs criardes, le dalmatien renifleur me sauta aux yeux, bien avant le nom du groupe imprimé à la manière d’une succession de tâches (un rappel de la robe de l’animal ?)… Alors, et j’espère que vous avez déjà rencontré cette sensation une fois dans votre vie de mélomane, mon estomac se vrilla l’espace d’un instant et une sensation bizarre parcouru mon corps de haut en bas le temps d’un éclair… Je me suis alors retourné vers mon pote de toujours – appelons le Jean Luc - et je lui ai dit : regarde ce que j’ai trouvé…le nouveau Rush !
L’instant aurait certainement mérité un cliché, deux grands benêts avec des têtes de mômes découvrant sous un sapin de Noël un vélo alors qu’ils s’attendaient à un puzzle… Assurément, la photo aurait été mémorable. J’aurais bien aimé l’avoir là, entre les mains ce soir, mais je vais me contenter de me repasser le disque en boucle en accouchant de cette chronique, et rien que ça procure déjà un bien immense.
L’année passée, « Moving Pictures » avait déjà salué l’avènement des synthés chez Rush. Pas encore omniprésents, leur importance grandissante avait toutefois marqué les esprits. « Signals » a vu leur consécration. Ils sont désormais presque aussi importants que la guitare d’Alex Lifeson. Par ailleurs, cette volonté d’une plus grande accessibilité de leur musique, encore diffuse sur « Permanent Waves » l’album précédant, s’impose cette fois avec évidence.
Cette omniprésence des synthés apporte une nouvelle ambiance dans les compositions, celle-ci colle d’ailleurs parfaitement à un des thèmes majeurs de l’album : la révolution technologique de l’information. « Digital Man », « The Analog Kid », « Chemistry », sont autant de titres consacrés à ce sujet, titres « futuristes » à l’époque. Certes, le son est de ce fait plus clinique, mais on est loin d’Ultravox quand même ! Car à côté de cela, la guitare groove, sonne parfois rythmiquement Reggae de blanc (vous avez-dit Police ?) et on peut même entendre un violon (« Losing It »). Non, Rush n’a pas disparu. Ecoutez pour vous en convaincre la basse de Geddy Lee qui ronfle toujours de manière envoutante et les coups de génie du batteur Neil Peart qui sont toujours aussi étourdissants.
Ce magnifique disque est rempli de titres majeurs, joués encore souvent en public (« Digital Man », « Subdivisions »), de chansons marquantes car peu courantes dans leur style, comme « Losing It », une des rares ballades du groupe, et de mélodies à rester coi comme « Subdivisions » et « Analog Kid » ou encore « Countdown » qui évoque un décollage de navette spatiale de manière étonnante.
Proust avait raison, ce soir, ma madeleine à moi n’a pas ici à proprement parler l’odeur du bon temps, n’empêche que, malgré sa virtualité, il émane d’elle une aura qui transporte vers le passé… Et les souvenirs ancrés et indélébiles font le reste. Carpe diem les gars, carpe diem. Je m'en souviens comme si c'était hier...
Chronique écrite par Lynott le 13.01.2009
Groupes proches A Chinese Firedrill, Ageness, Agent Cooper, Airtime, All Too Human, Andrew Gorczyca, Artificial Light Attraction, Arz, Audio Insight, Awax, Clandestine, Clepsydra (it), Dave Kulju, Day Six, Deeexpus Project, Direction, Dream Theater, Druckfarben, Evil Wings, Feedback, Gate 6, Grönholm, Hasse Fröberg & Musical Companion, Heart Of Cygnus, Last Warning, Led Zeppelin, Little King, Majestic, Man On Fire, Mind''s Eye, Mindwaves, Moth Vellum, Mythologic, Nice Beaver, Novact, Old Ironsides, Planet 13, Points North, Prymary, Rc2, Relocator, Ring Of Myth, Salem Hill, Shadow Pointe, Shadyon, Sieges Even, Soniq Circus, Soul Secret, Spearfish, Subsignal, The Moor, Tiles, Toto, Vox Tempus
Pistes 01. Subdivisions - 5:33, 02. The Analog Kid - 4:47, 03. Chemistry - 4:57, 04. Digital Man - 6:20, 05. The Weapon - 6:23, 06. New World Man - 3:42, 07. Losing It - 4:52, 08. Countdown - 5:50
Formation Geddy Lee : Chant, Basse, Claviers Alex Lifeson : Guitare Neil Peart : Batterie
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| Les avis des lecteurs |
Avis de Darkpoet (écrit le 04.02.13) | Note : 8.0/10 | J'ai jamais trop compris la démarche de Rush... Où veulent-ils en venir ? avec ce rock hybride, parfois hard, prog mais jamais folk, rarement romantique ou nostalgique. Je me surprends à bien aimer cet album en fait. Je ne sais pas pourquoi. Des compos bien bien ficelées et une section basse/batterie en grande osmose sont les gros atouts de groupe. Je serai peut-être fan un jour quand je serai grand et aurai compris comment fonctionnent les groupes outre-atlantique.
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[Vidéo (Youtube)] Rush - The Analog Kid 3-22-1994
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