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Extrait musical |
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Notes |
La note de Vandergraaf : 8,0/10
Rédaction (Moyenne) : 8,1/10 Abaddon : 8,0/10Corto1809 : 8,0/10Marc M : 9,0/10MétalNature : 8,0/10Ocerian : 9,0/10Peter Hackett : 8,0/10StevenAkerfeldt : 7,0/10thibautk : 8,0/10Tonyb : 8,0/10
Lecteurs : 8,2/10 Nbr. de notes : 13Nbr. d'avis : 2
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Caractéristiques |
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| Album : Wind And Wuthering - Groupe : Genesis |
CD de Rock Progressif paru en 1976 sous le label Charisma
1976 : l'année terrible du prog'. Celle où tous les grands s'effaçent ou se pervertissent. L'année ou le punk prétend l'abattre. L'année où Yes, Pink Floyd, King Crimson, ont déjà donné le meilleur d'eux-mêmes. A tel point qu'aujourd'hui, la pluspart des fans de prog' rejettent en bloc tout ce qui a pu être enregistré à partir de cette date.
Pour les fans de Genesis préiode prog', tout s'arrête à " The lamb lies down on Broadway ". Et après ? C'est du Collins, donc de la soupe. Schéma simpliste : Collins est avant tout un touche-à-tout. En 1976, le Genesis version quattuor est encore progueux jusqu'aux pointes des cheveux. Il produira " A Trick of the tail ", puis " Wind And Wuthering ", vents et hurlevents, l'album le plus délicat et le plus accoustique depuis l'antique " Trespass ".
Pourquoi dénigrer " Wind And Wuthering " ? Dès son ouverture, " Eleventh Earl of Mar ", c'est le grandiose et la virtuosité du Genesis de toujours. Steve Hackett, le seul ex-membre du groupe à avoir continué dans le prog', n'a jamais plus composé que sur ce disque. " Wind And Wuthering " recèle en outre des derniers contes génésiens, héritiers des historiques " fountain of salmacis " et " get them out by Friday ". Ce sont " One for the vine " et " all in a mouse"s night " tous deux armés de textes décapants et mystiques. Le mystère qui entoure cet album evanescent ne s'arrête pas là. Un merveilleux instrumental s'intitule " Unquiet slumber for the sleepers in that quiet earth ". Le sens ? ce sont les derniers mots des Hauts de Hurlevents, le roman qui inspira son titre à l'album.
On parle souvent de l'autre album sorti par Genesis en 76, " a trick of the tail ". Une légende largement réfutée voudrait que Peter Gabriel y aurait participé avant de quitter le groupe. Qu'ainsi, l'album sorti en mars supplanterait de beaucoup l'album sorti en novembre. Au contraire, selon Tony Banks " les deux albums sont complémentaires. Wind a en clarté tout ce que Trick avait en obscurité. On ne peut pas écouter l"un sans l"autre ".
Comme quoi, Genesis n'a jamais été un outil entre les mains d'un seul homme, fût-il Collins ou Gabriel. Alors, rien ne vaut de se priver de " Wind & Wuthering " et sa richesse !
Chronique écrite par Vandergraaf le 29.08.2003
Groupes proches After Genesis, Agents Of Mercy, Also Eden, Argos, Balloon Astronomy, Banco, Big Big Train, Blue Mammoth, Bolus, Brighteye Brison, Citizen Cain, Cross, D'AccorD, D'Arcana, Deluge Grander, Discipline, Echolyn, Etcetera, Finn Arild, Flammärion, Flower Flesh, Fyreworks, Galadriel, Ghiribizzi, Goad, Grand Stand, Hamadryad, Ian Gordon, Il Bacio Della Medusa, Izz, Lifesigns, Little Atlas, Machiavel, Magrathea, Majestic, Maze Of Time, Metamorfosi, Metamorphosis, Mike And The Mechanics, Mike Rutherford, Moongarden, Moth Vellum, Neo-Prophet, Nick Magnus, Not Otherwise Specified, Pandora, Peter Gabriel, Peter Hammill, Pfm, Phil Collins, Puppet Show, Quorum, Ray Wilson, Retroheads, Rewiring Genesis, Shadowlight, Squackett, Steve Cochrane, Submarine Silence, Tempus Fugit, The Enid, The Former Life, The Psychedelic Ensemble, The Watch, Tim Morse, Tramtracks, Twin Age, Unifaun, Unitopia, Us, Wobbler
Pistes 01. Eleventh Earl Of Mar, 02. One For The Vine, 03. Your Own Special Way, 04. Wot Gorilla, 05. All In A Mouses's Night, 06. Blood On The Rooftops, 07. Unquiet Slumbers For The Sleepers, 08. In That Quiet Earth, 09. Afterglow
Formation Steve Hackett : Guitare Tony Banks : Claviers Mike Rutherford : Basse Phil Collins : Chant, Batterie
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| Les avis des lecteurs |
Avis de Realmean (écrit le 07.03.13) | Note : 9.0/10 | Wind & Wuthering, ce n’est pas le meilleur album de Genesis, et il est pourtant touché par une sorte de grâce divine. C’est le meilleur des deux mondes. C’est sans doute celui que je choisirais en urgence, instinctivement, s’il fallait emporter ce quelque chose d’aérien, parmi les productions génésiennes ; car je peux l’écouter partout, en tout moment, quelles que soient mes humeurs. C’est l’équivalent de l’Eye in the Sky d’Alan Parsons : modernité, rock progressif, diversité, un triptyque talentueusement enivrant, pour une osmose en forme de jet-set musicale. Plus rien en commun évidemment avec un Lamb lies down on Broadway, c’est la suite logique de Trick of the Tail ; si ce n’est qu’à l’instar du premier, cousu main pour le vocal de Peter Gabriel, Wind and Wuthering est mitonné tel un écrin pour la tessiture de Phil Collins, dont la prestation est sublime, de A jusqu’à Z. Et en dehors du chant ? itou, un quasi top niveau… "Eleventh Earl of Mar" s’habille d’une sonorité qui déborde de toutes parts, et sa philosophie est aussi ardue de prime abord que ses lumineux breaks de claviers sont salvateurs. "One for the Vine" est le chef-d’œuvre oublié de Genesis, il n’aura que très peu été exploité en concert, et pourtant sa beauté et sa puissance sont inversement proportionnelles à sa notoriété. L’un des plus grands joyaux de la formation, où tous les savoir-faire rythmiques, mélodiques, atmosphériques culminent à leur paroxysme. "Your own special way", plutôt conventionnel mais tellement sincère dans sa partition nostalgico-mélancolique, "Wot Gorilla", un instrumental à la fébrilité communicative, superbement inventif, "All in a mouse’s Night", dans la même mouvance avec la ligne vocale en plus, et "Blood on the Rooftops", une somptueuse rêverie conjuguée sous toutes les déclinaisons possibles. Et puis le cycle de clôture, avec une nouvelle phase instrumentale à l’amplitude émotionnelle incomparable, du feeling le plus intimiste jusqu’au plus exubérant, avec une véritable machine de guerre sonore à l’appui, puissante, violente, dévastatrice. Pour conclure avec l’inaltérable "Afterglow", ma composition fétiche en son genre. S’il y a un album de Genesis que l’on pourrait qualifier de romantique, ce serait celui-là. Et lorsque l’ami Phil nous décoche son ultime 'I miss you more !' en conclusion de la prestation scénique d’ "Afterglow", sur l’enregistrement de 1982, c’est fini, on n’en guérit plus, l’émotion est fossilisée à jamais. Que dire de plus ? Si ce n’est, 'The meaning of all that I believed before, Escapes me in this world of none'…
Avis de Keith_Wakeman (écrit le 21.08.07) | Note : 8.0/10 | Les compositions toutes en finesse, fleurent bon le S.Hackett, pourtant déjà fort occupé à l'époque par ses excellents albums solo. Par contre la sonorité globale de l'album est plutôt synthétiseurs ( même la guitare de Steve ... ), et pas les sons "vintage". Fini les mellotrons et orgues divers, une propreté sonore qui peut lasser !!! Cependant encore et toujours du grand Genesis.
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